Que c’est dur d’espérer !

une trentaine de personnes nécessaires à la tenue de la pêche électrique du 10/09/2019…pour continuer d’espérer !

Comme nombre de cours d’eau d’Auvergne et de France métropolitaine, la Couze Pavin subit la sécheresse mais résiste mieux que d’autres. Alors que près de 40% des cours français ont connu l’assec cette année, notre rivère est à 400 l/sec depuis fin aout : légèrement en dessous de son débit réservé nécessaire à la protection du milieu et où tout prélèvement est désormais interdit. En revanche certains tributaires connaissent l’asséchement, comme le ruisseau d’Antaillat depuis de long mois…seule sa tête de bassin connait un très léger filet d’eau entretenant l’espoir de lendemain meilleur.

Malgré la bonne tenue de la population piscicole constatée, les conditions de vie du milieu se dégradent sous nos yeux ! la facture viendra si rien ne change…

Dans ces conditions, la pluie est attendue ! Symbole des crispations nouvelles, les années sèches s’accumulent sur le « château d’eau » de la France…L’Allier, le Cantal sont « en crise », le plus haut niveau d’alerte, et les mesures de restriction les plus drastiques ne suffisent plus pour certaines communes ravitaillées en camion citerne !

Ces dernières années les automnes se sont faits toujours plus secs. L’optimisme n’est pas de mise pour nos cours d’eau et la vie aquatique.

Conséquence directe de ces périodes de changement, les températures d’eau estivales augmentent sur nos eaux salmonicoles. Nous en avons déjà parlé mais cette année 2019 a révélé sur certains cours d’eau locaux célèbres des températures maintenues à plus de 18,5°C sur 30 jours…le signe de grandes difficultés à venir : tributaires assecs, températures inappropriées à la survie des juvéniles sur les vallées…nous payons les conséquences de notre insuffisance collective !

Malgré tout…

Salariés de la FDPPMA63 en action, ces techniciens cultivent plus d’1/4 de siècle d’expérience à notre service…

La peche électrique réalisée le 10 septembre par les bénévoles et les techniciens fédéraux ne marque pas d’écarts significatifs sur la population salmonicole de la Couze Pavin. Résultat encourageant et conforme, sous les yeux de jeunes étudiants du Lycée agricole de Rochefort Montagne, il n’en est pas moins sursitaire ! Alors bien sûr chacun ira de son commentaire sur l’interprétation des données statistiques qui seront présentées à notre Assemblée générale…Les apprentis sorciers ayant toujours des explications plus pertinentes que des professionnels cultivant près d’1/2 siècle d’études et de données qui partout dans le monde révèlent les même vérités. Sauf bien sûr chez nous, chez vous…où ce serait différent ! La nature humaine et ses contradictions : ne pas affronter la vérité pour retarder l’échéance, à l’image de notre incapacité à réagir face au changement en cours !

Autre point de difficultés la gestion chaotique du contrat de territoire en fin de cycle, après plus d’une année et demi d’agonie (licenciement des personnels en 2019), il n’est pas allé à son terme. les dernières études, les derniers travaux budgétés n’ont pas eté exécutés. Source de déception au final, malgré tout notre appui y compris financier, force est de  constater que les atermoiements politiques de la vallée et la lutte assoiffée du pouvoir auront scellé dans l’oubli général le sort des cours d’eau locaux : un constat ! Le grand machin « Agglo Pays d’Issoire » ayant récupéré la compétence associée de gestion : une grande fusion de tous les contrats seraient en cours! Il serait urgent que les AAPPMA s’adaptent à ce nouveau partenaire et puissent faire porter leur voie. Un regroupement d’intérêt semble indispensable si l’on veut pouvoir se faire entendre par-delà ce regroupement de 90 communes, 400 salariés et 4 vallées. Une petite dizaine d’AAPPMA à coordonner, engluer chacune dans ses difficultés…un joli défi pour qui voudra !

Les années à venir s’annoncent donc difficiles, déficit quantitatif d’eau, changement climatique, abandon politique…les indicateurs virent au rouge ! Un vent nouveau réactionnaire est impératif. Qu’en sera-t-il pour les prochaines élections de notre système associatif, alors que les divagations de gestion des pouvoirs publics continuent à grand coups de décret nationaux pour abaisser les débits réservés, ou privatiser la ressource dans des retenues collinaires…ils nous disent de continuer, alors qu’il nous faut nous adapter ! Oui c’est dur d’espérer face en tant d’insouciance…et d’assumer face à « nos jeunes » notre incurie. Ils feront mieux nous l’espérons !

Ce « râle » d’agonie de la Couze Pavin…

Ce « râle » d’agonie de la Couze Pavin…

A l’heure où le bassin versant de la Couze Pavin connait une période de sécheresse historique, où ce « râle » mécanique de la motopompe transperçant la nuit trahit celui d’une rivière à l’agonie qui donne, encore et toujours, ces dernières « forces » à notre soif collective, il nous semble important de rappeler quelques règles et de nous interroger sur nos pratiques collectives.

Qui décide de quoi ?

L’Eau en France est décrétée « ressource commune » par le contexte législatif. Elle n’appartient à personne ! ou à nous tous c’est selon ! Préalable indispensable pour bien comprendre avant toute autre chose.

Sa gestion en France repose sur un système de concertation et par grands bassins versants (six au total) où siègent à la fois des élus et des représentants de la société civile. Collectrices de taxes et « financeuses » de projets, ces instances orientent les grands choix de gestion dont nous dépendons tous afin de garantir l’avenir de chacun !

L’État, garant de l’intérêt général, s’assure lui de toutes mesures visant à assurer la protection de la ressource tant en quantité qu’en qualité. Par ce biais, il prend notamment toutes dispositions visant à garantir les usages.

Prélèvement d'eau dans la Couze Pavin : 30 m3 par heure au service de la culture post moisson...il parait !
Prélèvement d’eau dans la Couze Pavin : 30 m3 par heure au service de la culture post moisson !

Dans le cas qui nous occupe, la préfecture est bien l’une des autorités compétentes via ses services spécialisés pour prendre des arrêtés visant à organiser les usages. En cas de sécheresse notamment, elle organise les prélèvements et les éventuelles restrictions après avoir consulté les avis des différents représentants des collectifs d’usagers. L’arrêt le plus connu est l’arrêté de circonstance dit de « restriction » touchant tous les usages ou non…exceptionnel et limité à la période estivale il y a moins d’une décennie, il couvre à ce jour prés de 70 départements cette année, jusqu’ à devenir permanent pour quelques-uns et ce depuis 2018. Le signe annonciateur de grandes difficultés !

D’autres Arrêtés préfectoraux, moins connus, comme ceux organisant l’irrigation sont pris chaque année et sont actualisés. Ils obligent les irrigants à se déclarer, et surtout à fixer les seuils de débit minimal (réservé) vital pour la vie aquatique, interdisant de fait tout prélèvement dés ce seuil atteint.

Nos pratiques collectives en France

130 litres d’eau journalière sont consommés par chaque Français pour son usage dit « domestique »! soit un peu plus de 48 m3 par an. Au 19 ème siècle 15 à 20 litres étaient nécessaires. Il est à noter que 93% de cet usage est dédié à l’hygiène, dont la douche et le bain pour 39 % à eux seuls. Seulement 7 % de notre consommation du foyer est dédié à l’alimentation. Par ailleurs, une simple fuite « goutte à goutte », engendre 4 litres d’eau par heure consommés qui seront facturés, soit 35 m3 d’eau par an d’élixir gaspillé puisque sans usage !

Autre chiffre, en moyenne 48 % de l’eau consommée l’est pour l’usage agricole, premier pôle de notre consommation collective. Il est à noter que cette consommation monte à 80% du total en période estivale. Un arroseur, dit « canon agricole » a un débit moyen d’environ 30 m3 par heure. Chaque jour les 8 canons d’irrigation du « plateau des 4 routes » voisins irriguant quelques hectares de maïs consomment quotidiennement 5 760 000 litres d’eau, soit la consommation journalière de 44 000 habitants.

Enfin l’immense majorité des prélèvements non consommés (avec restitution au milieu naturel) est le fait de la production énergétique, soit pour refroidir les centrales nucléaires ou pour produire de l’hydroélectricité…de l’énergie, loin d’être « verte », pour notre économie !

Répartition de la consommation d'eau en France
Répartition de la consommation d’eau en France

Et La Couze Pavin

600 litres / seconde ce 23 juillet ! Seuil historiquement bas puisque jamais le débit minimal réservé interdisant tout prélèvement n’a été « approché » ces 25 dernières années. Ce seuil limite réglementaire est porté à 458 litres secondes…un peu plus d’une centaine de litres d’eau par seconde, entre l’insouciance permanente de la gestion passée et le choc à venir que constituera la vision de la Couze Pavin « en sursis ». 100 litres d’eau au fond de la vallée, qui cristallisent toutes les tensions…quand des millions « martèlent », tel le pilon de l’outrance et de l’abondance, le sol du plateau exploité !

De quoi rester pensif pour tout à chacun sur notre société et ses choix ! Cette vision quotidienne et permanente des trombes d’eau extirpée des réserves souterraines et le bruit nocturne de la motopompe qui « suce » les dernières gouttes de l’élixir de vie, là tout près de chez moi, dans la Couze Pavin si proche, m’empêchent désormais de dormir ces dernières nuits…Un sentiment mêlé d’impuissance, de honte, de compassion, voir de fatalité m’envahit malgré mon acte de contrition quotidien (ne pas allumer la climatisation du véhicule par 40 °C !)…Le paillage du potager ne suffira pas non plus!

Plus que jamais il est impératif que chacun selon son usage soit vigilent au bon emploi de notre trésor commun ! il en va de la survie de tous…nous, de nos « bêtes », sauvages ou non, et plus largement de notre environnement ! Plus que quelques poissons déjà condamnés, il s’agit de nous tous…

PS : Face à cette situation nous avons adressé un courrier aux collectivités locales reprécisant les règles. Nous en avons profité pour alerter également la préfète et ses services. Nous en profitons également pour annoncer que nous demanderons l’arrêt de la pratique de la pêche sur le bassin versant dès le seuil des 460 Litres / seconde atteint ! Ce débit minimal visant à préserver les ressources aquatiques dont les poissons, il parait évident que ces circonstances nous obligent à agir en conséquence ! Nos adhérents comprendront !

Malgré tout, nous avons financé cette journée « découverte » du Centre de loisirs local… La Couze comme cadre « vert ». Espérons que ces adolescents feront mieux que leurs ainés !

La Couze Pavin touchée en plein cœur !

Comme notre climat, notre vallée connait quelques perturbations qui ne réjouissent que les « bobos » de nos campagnes. Il nous apparait utile de rétablir quelques vérités.

Truites mortes de la Couze Pavin

Par-delà, le déficit pluviométrique hivernal, désormais récurrent, de ces derniers mois qui déjà inquiète tout le monde sur notre avenir immédiat, malgré les niveaux des cours d’eau qui de jour en jour se rapprochent de l’étiage avec le départ de la végétation, la pollution de ce samedi 30 mars 2019 de La Couze Pavin « amont » a été le point d’orgue de ce début de saison sous tension : 2 kilomètres en amont du village de Besse en Chandesse, commune autoproclamée Reine du tourisme vert du Sancy, Reine surtout du sport d’hiver auvergnat, notre Couze Pavin, ici gérée par nos voisins de Besse a subi une énième agression à sa naissance. Cette fois ci, point de fuel des cuves des équipements communaux de Super Besse au Lac des Hermines, point de chaux dans la Couze destinée « normalement » à la station d’épuration saturée de déjections d’hivernants débordants d’Euros, point de lisier d’une fosse vidangée, point d’excès de phosphore en son lac Pavin si célèbre, non juste une routine désormais…Surement un dérivé de chlore largué en plein cours d’eau, employé par ce transformateur laitier situé 2 km en amont du célèbre village de la « fête de la cochonnaille », si prisée de la « jetset » politique auvergnate ! Les politiques et les cochons…

Ce Chlore était destiné à nettoyer ses systèmes industriels de production et de transformation du lait. Résultat de cette nouvelle « négligence » : une rivière nettoyée de ses « sales habitants » ( pas les cochons vous l’avez compris !), et de sa biodiversité sur plusieurs kilomètres. La Couze Pavin touchée en son cœur! la Couze Pavin dénaturée!

Le président de l’AAPPMA de Besse, Jean-Pierre Cornu, à la pêche aux poissons morts…un crève cœur ! Encore ! Nous nous sommes engagés à le soutenir !

Aussi on voudrait, à la lecture des commentaires médiatiques, nous faire croire à la fatalité, comme si détruire le vivant pouvait l’être ! Polluer en France, disons-le, détruire le vivant ici de manière récurrente et répétée, n’est donc qu’une simple fatalité, à l’instar de « l’idiot » du village qui se heurte la tête sur sa porte dont il a perdu la clé ! Oui, les industriels du Sancy sont donc des ânes, incapables de maitriser leur système de production et les process leur garantissant leur avenir financier : juste responsables en fin de mois lors des bilans pour prendre « la paie », jamais pour assumer la récurrence de leur problème déjà destructeur par le passé!

Auzon, Couzes Pavin ou Chambon…le transformateur laitier d’Auvergne est donc un incompétent! Ils ne font qu’exploiter, comme nous tous, nos ressources! Un exploitant parmi d’autres à l’instar de celui qui produit le phosphore en excés, le lisier vidangé ou de celui qui stocke son fuel déversé ou qui répand sa chaux dans les caniveaux !…Ils exploitent inexorablement pour eux seuls! Et tous, en cœur, nous subissons! La fatalité! Même l’État, tout aussi incapable, via ses services est en constat de défaillance, il échoue dans sa mission d’assurer notre protection…et d’éviter la récurrence de ces pollutions ! L’eau souillée, l’eau polluée,…l’homme assassiné.

Transfert au cours d’eau de la production de nos incubateurs « Alevibox » de truite Fario ! ils résistent !

Un acte d’auto-destruction donc relégué aux « faits divers » de nos rubriques médiatiques locales. Oui ! détruire le vivant au sein d’un patrimoine mondial naturel classé à l’UNESCO, d’un parc naturel exceptionnel donc, n’est ni plus ni moins qu’un simple fait…divers parmi d’autres: nous sommes donc ici, en Auvergne, dans le Sancy, habitués à détruire la nature « rude » qui pourtant nous a fait vivre! et qui fait même vivre nos cochons!

Pendant ce temps, nous, auvergnats, aussi et surtout…obstinément, contre tout, voir tous et ils sont nombreux (ils se reconnaitront !) nous, amis lecteurs, nous continuons : nettoyage de cours d’eau, recrutement de garde particulier, test des alevibox malgré encore cette année les dégradations causées par quelques « abrutis » bien locaux, courriers, interpellation d’élus, formation des ados, de notre jeunesse…nous remplissons nos obligations et toujours dans l’espoir de lendemain meilleur ! nous, nous ne croyons pas à la fatalité! nous nous entêtons! Contre vents, marées et tous les « cochons » nous continuons ! nous luttons pour cette « nature » hostile que nous aimons! Merci à vous les pêcheurs « rêveurs » d’Auvergne !

les bénévoles et participants de notre journée nettoyage 2019 ! ils résistent !

Continuité écologique, où en sommes-nous sur les Couzes Pavin et Valbeleix?

Sur les 6 ouvrages du secteur…Seuls 2 restent à aménager.

Depuis plusieurs années nous vous tenons informer de l’évolution des dossiers de notre secteur, à l’origine des inventaires, de la création du contrat de territoire que nous n’avons eu de cesse de réclamer, aujourd’hui très souvent présents aux réunions de pilotage qui mêlent les décideurs techniques et financiers, nous apportons chaque fois que faire se peut, en étroite collaboration avec notre fédération, le soutien à l’évolution positive du traitement de ces dossiers. Le « nœud » de l’Antaillat / Couze Pavin et ses 6 ouvrages concernés s’apprête à céder ! 4 seuils ont déjà fait l’objet d’un traitement ces dernières années (2 arasements et 2 aménagements). Il en subsiste deux sur la commune de Meilhaud. Délicats de par leur fonctionnalité, les études techniques, les validations financières « changeantes », le renouvellement du Conseil municipal ont augmenté les délais initiaux de traitement…Au final les dernières réunions tenues nous encouragent à maintenir le cap vers des solutions plus adaptées à l’enjeu premier que nous défendons : celui de la migration piscicole ! Nous continuons d’apporter notre soutien à cette commune et aux techniciens porteurs du Contrat de territoire.

L’obstacle empierré illicite !

Dans le même temps, un ouvrage illicite sur ce même ruisseau fera l’objet d’un traitement où le contrevenant est prêt à se mettre en conformité suite à la rencontre provoquée par les inspecteurs de l’environnement et ceux de la police de l’eau…vigilants, nous le restons !

Pour ce qui touche au traitement de l’ouvrage de Sault (image en tête d’article) , ruisseau affluent de la Valbeleix, où nous avons porté le conventionnement technique et financier avec les Structures de la Pêche de Loisirs compétentes (FDPPMA63) , le dossier connait une énième difficulté. Les nouvelles contraintes de transfert de responsabilité de la gouvernance du contrat, le statut administratif de l’ouvrage…ont soulevé une multitude de difficultés administratives. Quoiqu’il en soit notre volonté reste intacte, confiant dans la capacité de notre fédération à réaliser ces travaux, nul doute que les verrous administratifs céderont sous la volonté partagée ! Par ailleurs nous constatons l’inertie de la mise en œuvre des mesures compensatoires liées au renouvellement des contrats de rachat de l’électricité produite par les différentes microcentrales du secteur…les producteurs hydroélectriques « prennent » inlassablement comme depuis 40 ans…et ne rendent toujours rien, malgré l’obligation règlementaire ! Nous suivons ce dossier de prés, notre patience a atteint ses limites madame la Préfète !

D’autres ouvrages hors de notre territoire sont à traiter…hormis le traitement du seuil de l’hôpital d’Issoire où les locaux ont pu observer le démarrage des travaux de la microcentrale hydroélectrique et de l’échelle à poissons ad ’hoc, seul semble progresser le traitement d’un seuil à Saint-Floret…et ce malgré l’absence d’implication remarquée de la structure locale de la pêche de loisirs : un regret qui nous l’espérons ne nuira pas à la réalisation du projet ! Que ces regrets nous soient confiés fragilisent déjà l’image de tous les pêcheurs de la vallée auprès des décideurs ! Nous regrettons vivement que malgré les alertes, les échanges, certains n’aient toujours pas compris quel devait être le rôle d’une AAPPMA d’eaux libres en plein cœur d’un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO !

De l’eau « fraîche » pour la Couze Pavin.

10 ans de suivi thermique de nos sondes implantées sur notre bassin versant pour évaluer l’un des paramètres capitaux du maintien possible de la faune piscicole actuelle soit l’espèce repère de nos plans de gestion : la truite Fario.

Pourquoi suivre les températures d’eau ?

2 sondes thermiques sont implantées sur notre bassin versant. Posées et relevées par nos soins, le suivi est effectué par notre fédération…

Elle a besoin pour accomplir son cycle de vie d’eau qualifiée de fraîche, pure et bien oxygénée. En effet les seuils létaux de température sont observés pour les subadultes, plus sensibles, à partir de 17°C, et pour les adultes à l’approche des 25°C avec une « activité » très fortement ralentie dès 20°C.

Le maintien d’une population viable de Truite Fario passe donc par la capacité du milieu d’accueil à ne pas supporter des températures maintenues dans la durée et récurrentes annuellement dans des valeurs supérieures à 17°C. En effet, les effectifs des poissons subadultes diminuent à ce stade de moitié par tranche de 0,5 °degrés franchie (le seuil des 19° C étant la valeur haute de butée pour leur survie)…une hécatombe donc pour 2 degrés !

Autre point, ce suivi permet également d’évaluer la phase de vie « embryo-larvaire » (sous graviers) des futurs alevins. Cette durée de vie sous graviers est directement conditionnée par la température des eaux : cette période de développement des œufs étant capitale pour l’évolution du stock futur d’alevins.

De plus, il permet aussi d’évaluer le risque de développement de la Maladie Rénale Proliférative dont l’apparition chez la Truite Fario nécessite une T° des eaux d’au moins 15°C pendant 15 jours.

Les températures d’eau : le premier des paramètres « clé » du développement et du maintien des stocks de l’espèce TRF (truite Fario).

Qu’apprend-on pour la Couze Pavin ?

La phase de vie « embryo-larvaire » (sous graviers) des futurs alevins est de 135 jours en moyenne. Pour une ponte effective estimée  fin novembre, les alevins de TRF quitteront les nids à la première quinzaine d’avril de l’année suivante, soit près de 4,5 mois plus tard ! La Couze Pavin est bien un torrent de montagne avec des températures d’eau hivernales très froides. En moyenne plus d’un jour sur 10 sur notre rivière révèle une eau inférieure à 4° C.

Par ailleurs, leur survie en période estivale n’est pas encore menacée, le seuil des 19°C n’étant atteint qu’à de très rares occasions et dans des durées cumulées de quelques heures.

Séance d’observation des frayères organisée en 2009…Continuerons nous d’en observer et de partager dans les années à venir ?

La « température moyenne annuelle » de la Couze Pavin est de 9,6 °C, sans relative évolution sur la période des 10 années étudiée. Alors que la « température moyenne des 30 jours le plus chauds » évoluent régulièrement passant de 16,34°C à 16,96°C , soit une évolution de 0,62°C de plus…Nos étés nous fragilisent !

Au sujet de la Maladie Rénale Proliférative seul le dernier cycle étudié celui de 2017-2018 a révélé un risque d’apparition potentiel au-delà des 15 jours à 15°C avec 17 jours consécutifs relevés…la moyenne « habituelle » de la période étant observée à seulement 10 jours !

Par ailleurs la tendance 2017-2018 est sur tous les paramètres « la plus mauvaise », symbole d’une année que certains qualifieront d’exceptionnelle.

Le recul des 10 années de suivi ne permettant pas d’aller plus loin dans les conclusions.

Par ailleurs la tendance au réchauffement partout dans le département se révèle avec des amplitudes plus ou moins marquées selon les bassins versants. Les températures moyennes des « 30 jours les plus chauds » évoluent très fortement sur certains secteurs, révélant des hausses de plus d’1,5 degrés sur la même période : ce qui est très important, vous l’avez compris, pour la survie des alevins et le maintien de la ressource Truite Fario du Puy de Dôme!

Notre rivière elle, résiste, mieux qu’ailleurs…tant sur ce paramètre que pour les autres comme ceux des débits d’étiage. Résister suffira-t-il ?

Peu importe, le combat continue, notre rivière, notre patrimoine à préserver…

Entre fatalisme, incompréhension, colère et volonté !

Tout d’abord, après la crue « Flash » de début juin où la Couze Pavin a enregistré un débit proche de 68 m3/Sec,  seconde crue d’ampleur cette année, la rivière fût cette fois-ci transfigurée aux prémices de l’été : un volume de sable important occupe encore aujourd’hui le lit mineur du cours d’eau. Sable dont on ne sait d’où il est venu ! Si ce n’est des suppositions (Coteaux cultivés de Clémensat, Fellines, St-Floret et leurs rus, dont certains ont vu leurs lits bougeaient en planimétrie de plusieurs dizaines de mètres). Au moment de « l’apogée » traditionnelle de nos cours d’eau, cette crue fut « malvenue » pour le reste de la saison halieutique…et laisse planer de sérieux doutes pour les saisons à venir !

Seuil du Moulin de Saint-Cirgues…la Couze Pavin prendra prés de 60 m3/sec en moins d’une heure en ce début juin !

Sur le point des conditions de débit, comme tous les cours d’eau du département notre bassin versant a vu les régimes d’étiage perdurer tout en résistant mieux que partout ailleurs…Notre chance un nombre conséquent de sources et de résurgences tout au long des vallées qui font la richesse de notre patrimoine locale. Début Octobre, il est urgent de voir les débits remontés afin de faciliter la reproduction des salmonidés, comme beaucoup nous espérons la pluie ! Ceci dit ces étiages sont de plus en plus précoces et perdurent jusqu’au début de l’hiver…au fil des ans, ces périodes s’allongent inexorablement!

Abreuvoir provoqué par la création d’un obstacle empierré de prés d’1,50 m…un comble sachant que tout est fait pour créer ces ouvrages « gratuitement » lorsque nécessaire et sans impact pour le cours d’eau !

Sur le point de la reconquête les dossiers progressent, lentement, trop lentement…De nombreuses contraintes administratives émergent à chaque tentative. Nous profitons de l’occasion pour remercier les salariés des organismes (SIAV, FDPPMA63, Secrétaires de mairie…) qui tentent d’animer ces dossiers afin de les faire aboutir. En revanche, la bureaucratie française, son administration territoriale et/ou d’Etat notamment, nous interpelle. Même si le plus dur reste parfois de trouver de l’argent, force est de constater que quelques-uns s’acharnent sur leur « règle administrative » toujours changeante, générant des heures de « retravail » stérile en paperasse présentée comme indispensable. Vu du terrain, des élus bénévoles que nous sommes, cette « bible », pour ne pas dire bille administrative demeure très éloignée de l’urgence qui nous occupe! Non le plus difficile n’est pas de trouver de l’argent, ni même de mobiliser les acteurs…le plus difficile est de franchir les « Himalayas » de l’administration française et de ses procédures…changeantes au vent de la « note interne » et au gré de quelques humeurs, manifestement parasites!

L’obstacle empierré !

Une administration à sens unique, freinant tout effort de reconquête donc, mais aussi lorsqu’il s’agit d’exercer son pouvoir de police…Enclins à empêcher de faire, toujours prompte à laisser faire aussi !

Ainsi malgré un signalement effectué ce printemps au sujet d’un obstacle construit entravant la continuité écologique et destiné à l’abreuvement du bétail, nous avons été conduits face à l’inaction constatée d’engager une procédure judiciaire dont la première « pierre » est bâtie en ce début Octobre : un coup de semonce en guise d’avertissement…Il est affligeant de constater le zèle d’Etat dès qu’il s’agit de collecter les fruits du « Flash routier » et de remarquer toujours son manque d’appétence pour le strict respect du droit environnemental, ou comment le pouvoir de Police est à géométrie variable en fonction de la qualité du contrevenant …pas une surprise, juste un énième constat !…banlieue ou campagne, ce réflexe reste le même, toutes proportions gardées !

Enfin au crédit de notre territoire, une nouvelle action de sensibilisation, aujourd’hui devenue tradition grâce à la nature des relations entretenues sur nos vallées. Après ceux de Saint-Vincent, Saint-Floret, ou du Valbeleix les années passées…Une soixantaine d’enfant du RPI « Chidrac- St Cirgues » ont pu bénéficier en ce début d’octobre d’une séance d’initiation de découverte des milieux aquatiques…Syndicat de collectivités, FDPPMA63, Guides de pêche, nous….sommes bien mobilisés pour toujours espérer, informer et continuer !  Merci à tous, y compris ceux qui nous soutiennent, de plus en plus nombreux, une autre bonne nouvelle !

Vous avez dit « vigies » des cours d’eau !

Le printemps venant les pêcheurs arpentent les cours d’eau et nombreux sont les échanges et/ou signalements autour des sujets qui nous préoccupent tous ! Coups de fil en weekend ou en soirée, courriels, veille des réseaux sociaux permanente, les «signaux d’alarme» se multiplient ces derniers temps.
Bons ou mauvais signes nous ne savons pas! Surement une réaction commune de résistance face aux différentes agressions qui souvent étaient occultées, et qui désormais semblent choquées une majorité. L’urgence nous gagnerait-elle ?

Rejet « douteux »d’une station d’épuration déclaré conforme en 2016 …signalé puis contrôlé, quelques coups de pelle ont permis de limiter son impact tout en alertant la collectivité !

Ici un rejet d’une station d’épuration douteux, là des interrogations sur les agissements d’un microcentralier hydroélectrique, ailleurs la photo d’un barrage sauvage servant à l’alimentation du bétail ou encore « tout en amont » ce projet de ferme rapidement baptisé « aux milles vaches » sur nos têtes de bassin du Cézallier, ou encore ici cet épandage illicite de lisier « à la une » de notre article…

Ainsi ce sont plusieurs heures consacrées à trouver, vérifier, élucider, contrôler, collecter l’ensemble des éléments afin de faire valoir le droit lorsque nécessaire et plus souvent à échanger afin de régler les éventuelles négligences ou les litiges…des heures et des heures passées à défendre nos milieux aquatiques !

Barrage « sauvage » destiné à l’alimentation du bétail…contrôlé puis signalé. Il sera traité !

Une réalité souvent occultée par de nombreux adhérents qui  réclament désormais plus souvent leur du de loisir et de résultats en contre partie de leur adhésion. Une exigence certes légitime mais il ne faut pas oublier que nous sommes tous des bénévoles et pour la plupart encore actifs : le temps reste compté et limité. Chaque chose en son temps, rien ne sera occulté…nous l’assurons ! Ceci dit, peu importe nous nous nous félicitons de cette prise de conscience.

Oui, le réseau associatif de la pêche de loisir fonctionne et nous sommes ici connus pour notre réactivité…un peu trop même ! En effet nombreux sont ceux qui nous signalent des « soucis » hors de notre territoire. Notre regret : c’est que nombreux sont ceux qui ne nous connaissent qu’à cet unique moment de l’année et pour régler les problèmes de tout un bassin versant, alors que notre zone d’influence en couvre tout juste la moitié. Chaque AAPPMA est bien légitime pour agir sur son territoire !

Bref ! Illustration d’une réalité factuelle, les pêcheurs restent bien les vigies des cours d’eau, bravo à nous tous…Ensemble soyons plus forts !

Un projet de ferme « industrielle » d’1 Ha de surface bâtie sort de terre ces jours à Roche Charles la Mayrand lieu dit Boslabert…Le dossier évoque « le regroupement de 390 bovins des fermes avoisinantes » et une meilleure garantie du respect des normes. Dossier à suivre…Nous sommes en cours de collecte des éléments et avis !

Les anonymes.

Ce titre pourrait prêter à polémique en rapport de l’actualité récente où un soldat, un gendarme par son comportement, son engagement et ses convictions a rappelé aux yeux de tous la signification d’un mot usuellement réservé aux plus engagés de tous !

Alors bien sûr l’opposition est osée et ne manquera pas de choquer, voire d’interpeller…mais il faut bien l’avouer les années passent et parfois, il semble que les évidences se doivent d’être soulignées.

Alors soulignons, il y a urgence !

A ce titre, les bénévoles venus se joindre à l’action de nettoyage des berges ce 24 mars 2018 méritent notre reconnaissance, car ils ont joué avec les autres ce jour-là le « rôle principal » dans la protection des milieux aquatiques de la Couze Pavin.

Oui…cédez le passage…eux, l’ont fait !

Inlassablement années après années, souvent les mêmes, ils se retrouvent ce 3eme samedi de mars, 10 ans déjà pour quelques-uns, 20 ans pour quelques autres, pour encore et toujours récolter, ramasser, extirper, trainer, transporter, … ce que notre rivière nous vomit de nos excès souvent passés, mais aussi parfois plus récents !…oui ce jour, nous avons vu la rivière vomir ! Des cordes entrelacés de racines, des bidons pourfendus de troncs, et des arbres s’extirpaient de leur gangue de plastiques ou de toiles cirées. Quitte à subir demain l’anthropomorphisme parisien dans notre pratique halieutique, osons ici et maintenant l’image !…la rivière criait, elle hurlait !

Pour la première année, malgré cette somme d’expériences, un drôle de sentiment à vrai dire nous envahissait. Surement la conséquence d’un mélange de lectures quotidiennes, où nous sommes inondés d’annonces de destruction, de disparition, ou d’extinction qui touchent à notre environnement, et de la réalité touchée du doigt ici…là, devant chez nous !

Affiches, Facebook, courriel et autres SMS…rien n’y fait ! les « 20 – 35 ans » sont « intouchables » !

Ho, bien sûr, nos héros d’un jour, nos héros très éphémères de cette histoire, n’ont rien d’extraordinaire…quoique, eux, ils sont là ! Rien que ça ! Pêcheurs, kayakistes, tous bénévoles…jeunes voire très jeunes…ou plus anciens, voire très anciens…Chef d’entreprises, cadres, ouvriers, ou fonctionnaires…actifs ou retraités… ils sont là, ils agissent !

Ces gens-là de notre point de vue méritent notre reconnaissance…votre reconnaissance. C’est le sentiment, moi le désigné « Président » de ces laborieux, qui m’habite à chaque fois que je les vois. Tout particulièrement « nos anciens » les voir faire ce devoir, ce don aux autres, ce don à tous…ce simple don de soi me laisse admiratif !

Ils auront au moins essayé…tous, ils auront osé… et surtout, eux, ils l’auront fait ! Quelques lignes pour le souligner à défaut d’une photo où ils refusent de poser !

Alors certes rien de bien glorieux à tirer de cette matinée, juste ramasser « la merde » des autres…la merde de tous…notre merde. Le vomi d’une rivière que l’on tente de soigner en restant à son chevet année après année, jour après jour : notre volonté inexorable pour lutter, notre acte de contrition pour nous faire pardonner ! Membre d’AAPPMA c’est aussi cela !

Au bas mot c’est encore près de 400 kg de plastiques et déchets divers ramassés à travers bois et forêts, butes et talus, près et jardins des communes de Meilhaud, Chidrac, Saint-Cirgues et Saint -Vincent. La crue hivernale nous a rappelé nos excès ! Telle une gifle bien méritée !

Un regret ! Que cette initiative destinée à nos océans ne trouve pas ici les « 20 – 35 ans »…vous savez les connectés, voir les hyper connectés…toujours informés…le clavier toujours acéré…la souris affutée…le smartphone surchauffé ! Ceux-là restent des héros virtuels…inexorablement…années après années…action après action…web ou affiche…sms ou papier…mail ou courrier…un simple constat !

Ce sont donc leur père, leur frère, voir leur grand-père qui préparent leur avenir ! Un avenir bien douteux, où il nous faudra plus que des héros pour soigner notre malade…un malade comme tant d’autres…mais pas un mort…comme tous ces morts …ailleurs ! Un malade en réminiscence, un malade en renaissance, plein d’espoir, plein de vie à l’instar d’un tronc qui transperce cet acier, de cette fleur qui pourfend cette toile cirée, de ces racines qui brisent cette lunette de WC…il faut savoir trouver la beauté pour ne pas douter. Nous l’avons dit si certains font « parler » les animaux, nous nous ferons parler la rivière ! Le symbole d’une rivière qui renait ! Nous l’espérons jour après jour, année après année : notre participation, notre gage pour l’avenir !

Nous finirons sur cette pensée venue du fond des âges, du VIe siècle av. J.-C, Héraclite affirmait déjà « Que les hommes, dans le commerce qu’ils entretiennent continuellement avec la raison qui gouverne le Tout, ne s’accordent pas toujours avec elle, et qu’ils regardent comme étrangers les évènements qui chaque jour jour leur arrivent. »…Tout est dit !

La pêche de loisirs bientôt interdite à Paris ?

C’est par les canaux de communication modernes et les réseaux sociaux que cette « attaque » symbole de notre activité a été publiée au travers d’une communication parfaitement maitrisée : vidéo d’annonce sur les réseaux sociaux, « tribune » publique co-signée par nombre d’associations référentes de la protection animale et campagne d’affichage dans le métro parisien se font donc l’écho de notre pratique, qui selon nos détracteurs, serait la cause d’une souffrance gratuite et cruelle des poissons.

60 affiches de ce type, du 08 au 14 mars, ont décoré les murs du métro parisien…un investissement financier conséquent preuve de leur détermination !

L’attaque prend donc la forme d’un « vœu » ainsi prochainement porté au conseil de Paris par une élue « France Insoumise ». Il s’agit bien là du début d’un autre combat qui ne manquera pas de durer.

Aussi il nous faut absolument le gagner afin de ne pas être réduit comme nos voisins européens dans la liberté de pratique qui est la nôtre.

Qui nous accuse ?

Par de là les associations locales dont nous refusons ici de relayer les noms, il s’agit d’un courant communément désigné « Les antispecistes ». Il faudra s’y habituer, accepter ce vocabulaire, et les connaitre.

Car il s’agit là bien d’une guerre importée sur notre territoire national, l’un des rares où ces « détracteurs » très virulents et parfaitement bien organisés, peinent à s’implanter et surtout à peser sur notre législation.

Très peu nombreux, ils n’en sont pas moins très déterminés…leur force principale !

Ainsi L’antispécisme est un courant de pensée, né à l’international du mouvement « anarcho- punk », dérivant par exemple sur des activités qualifiées de « terroristes » aux États-Unis. Ce mouvement international, qui a pris naissance dans les années 1970, refuse la notion d’espèce. En France, son barycentre historique est à Lyon. Au travers de publications qu’ils appellent « cahiers » leur audience principale réside, au départ, dans les milieux anarchistes dont ils se feront, par la suite, évincer. Leur théoricien: Peter Singer, philosophe, spécialiste de bioéthique, adepte de la critique matérialiste des théories de la conscience, développe l’égalité de considération entre les espèces animales et le droit à l’euthanasie. Ainsi cet individu n’hésite pas à comparer l’animal au nouveau né, prônant par exemple l’interdiction de prélever pour le premier et, affirmant pour l’autre le droit à l’euthanasie dans sa défense exacerbée de ses théories.

Les antispécistes combattent les critères prédéterminés qui seraient liés à l’appartenance à une espèce, et notamment à la domination de l’Homme sur l’animal. Ils refusent le droit de mort de l’être humain sur l’animal, mais sont conscients que l’égalité entre les espèces est impossible, leurs capacités et « intelligences » étant très variables.

Des convictions à géométrie variable donc qui les rend d’autant plus dangereux. Les défenseurs de l’antispécisme ne consomment généralement pas de produits alimentaires provenant d’animaux.

En pratique et par opposition, selon les antiscpecistes, dixit « le spécisme est l’idéologie qui justifie et impose l’exploitation et l’utilisation des animaux par les humains. Les animaux sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande; ils sont pêchés pour notre consommation; ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques; ils sont chassés pour notre plaisir sportif. La lutte contre ces pratiques et contre l’idéologie qui les soutient est la tâche que se donne le mouvement de libération animale »…Tout est dit !

Que nous reproche-t-il ?

Une seule et unique chose, pour l’instant, la pratique du « prendre et relâcher » gratuite qui causerait une souffrance inutile des poissons…ne riez pas ! Comme les premières réactions lues sur internet. C’est un angle d’attaque judicieusement choisi, première brèche d’un effondrement à long terme total de notre pratique qu’ils cultiveront laborieusement au gré des avancées pour aboutir à leurs fins. N’oubliez pas qui ils sont !

Pourquoi Paris ?

  1. Pour le symbole d’abord sans aucun doute,
  2. Pour l’efficacité visée avec une population ultra urbanisée, très médiatico réceptive, où nombre de parlementaires et « tendanceurs » influent dans les palais de décision et autres lieux de rencontre.
  3. Pour la situation particulière de la pêche de loisirs là-bas : Paris et ses eaux où les poissons y sont interdits à la consommation à cause de la pollution des eaux : incroyable prise de position vu d’un  pêcheur lambda!

La pêche dans les canaux pollués parisien… »le street fishing »un loisir clairement menacé !

Leur créneau préféré, nous interpeller sur nos paradoxes,  teinté d’une logique implacable : Pourquoi autoriser la pêche de loisirs à Paris alors que les poissons ne peuvent être consommés ?

Immédiatement la brèche est créée et il devient évident que la réponse ne porte que sur la justification d’un loisir, qu’ils pourront définir à leur gré et en réponse à nos justifications, toujours selon eux, comme sadique, cruel, au prétexte de la souffrance animale gratuite qu’elle causerait…Imparable !

Leur stratégie est de soulever un débat, puis une prise de conscience collective orientée et tronquée sous des prétextes qui apparaissent hallucinants vus d’Auvergne et de ses eaux.

Le pragmatique, pour lutter contre une potentielle souffrance, si tant est qu’elle existe, luterait d’abord contre la pollution, eux non, ils s’en foutent, comprenez le ! leur créneau est philosophique…

Ils éveillent ainsi une conscience collective sur une base simple, logique au service d’une philosophie de vie parmi d’autres, ni plus ni moins « ecolo », qui grâce au relais et l’attaque d’un symbole, plutôt bien perçu par notre population, leur permettra d’infuser leur discours, leurs vérités, dans le temps, la durée et ce avec une efficacité redoutable.

Il s’agit là de militants déterminés, intransigeants et inflexibles du 21eme Siècle, ne les négligeons pas ! Ils n’hésiteront pas à s’allier avec nos ennemis naturels pour nous affaiblir ! Quitte à détruire nos milieux aquatiques ! leur objectif est simple et unique…il les définit et les motive !

Les poissons souffrent-ils vraiment ?

Alors à cette question centrale, puisque qu’il ne s’agit finalement que de çà, nos amis suisses ont eux légiféré sous la pression de ces mêmes groupes sur leur territoire et ce au prétexte de légiférer sur les conditions d’élevage des espèces piscicoles, un autre angle d’attaque classique de la cause animale.

Ce poisson remis à l’eau a t il souffert de sa capture ? Rien ne permet de l’affirmer…Une chose est sure, les taux de survie sur cet acte dépasse les 90 % avec l’emploi des leurres artificiels. (crédit Photo : Auvergne passion Mouche / S.Corre)

La pêche de loisirs fut aussi évidement impactée dans ce pays, en modifiant en profondeur les conditions d‘accès au loisir, l’utilisation d’appâts vivants, les conditions de stockage des poissons pêchés, la manière de les tuer, et les actes de gestion (interdiction des parcours « Nokill ») …conséquences directes d’une législation visant à statuer sur la place du poisson dans la société helvète.

Nous vous invitons à parcourir ce lien qui synthétise parfaitement l’état des connaissances sur le sujet.

Nous reprendrons ici à des fins d’illustrations, la conclusion « intermédiaire » du rapport de la Commission fédérale d’éthique Suisse pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH), en réponse aux théories des antiscpecistes.

Ainsi malgré des conditions sur l’établissement du droit animal en Suisse très différentes de celles existantes en France, leur conclusion nous laisse, vu d’Auvergne et malgré ces conditions ultra favorables, totalement pantois :

« C’est pourquoi, de l’avis de tous les membres, utiliser les poissons avec attention et respect s’impose même en l’absence de certitude absolue quant à leur sensibilité à la douleur. »

Autrement dit, rien n’autorise à affirmer en 2014, date du rapport, que les poissons souffrent au sens où nous l’entendons…mais dans le doute, admettons-le nous disent nos voisins suisses !

Voilà la décision légitime des représentants du peuple suisse en réponse à de nombreuses études scientifiques décortiquées sur le sujet.

Quels sont les risques ?

Très clairement et dans un premier temps, du point de vue législatif et national, ils semblent peu élevés, vu que la condition animale en France est très loin d’être aussi légiférée qu’en Suisse ou ailleurs. En revanche pour la pêche « parisienne » le risque est sévère. Aussi dans un volonté d’extension législative à faire valider, ce précédent potentiellement créé, associé à sa déclinaison à tous les contextes identiques de France, pourrait amener les autorités à s’interroger sur l’exercice de la pêche sur  La Dore pour notre département…la pêche parisienne un point d’accroche qu’il ne faut pas céder ! Si Paris tombe, d’autres tomberont !

le panier : symbole du prélèvement, un droit de cueillette inacceptable pour un antispceciste !

Néanmoins, il nous oblige à justifier, aux yeux de tous, notre pratique et notre gestion des espèces piscicoles. L’altération de « notre image » est lui clairement visée ! Ce risque est de loin le plus marqué !

Nos fameux « partenaires de jeu », expression reprise à moultes occasions sur nombre de lectures halieutiques, est surement inacceptable pour un antiscpeciste. Nous affirmons même qu’elle nous fragilise et donne de l’écho à cette cause.

Devenu loisir sur notre territoire et pour notre société, la pêche dite de loisirs n’en reste pas moins un acte ancestral destiné à assumer un éventuel prélèvement potentiel d’une espèce animale, comme d’autres prélèverons, pour leur même loisir une espèce végétale.

La pêche « cueillette » est effectivement un droit : Il nous faut l’assumer et défendre ce droit. il nous faut lutter contre un anthropomorphisme dérivant dont rien ne prouve aujourd’hui qu’il est justifié…Chaque société agit selon sa culture, son passé et ses traditions. Notre histoire nous place comme des êtres doués d’éveil et de conscience. Cette responsabilité supérieure nous oblige à faire preuve de bienveillance pour notre environnement et aussi pour notre survie, sans pour autant nous renier.

Libre à chacun d’utiliser ce droit ou non par la suite de manière volontaire…L’essentiel, selon nos convictions, est de le faire en toutes connaissances de causes et d’éventuelles conséquences !

 Quelles sont nos réactions ?

Par-delà les très nombreuses réactions sur le web, les altercations inexcusables de certains surement emportés par leurs passions respectives. Nous appelons chacun à bien prendre en compte la réalité de cette nouvelle menace qui vient de naitre sur notre territoire national.

Par delà les associations parisiennes qui n’ont pas manqué de réagir, nous ne relaierons ici que le message de notre président national Mr Claude Roustan, le Leader désigné de nos organisations. Une lettre sans concession qui en appelle d’autres !

Les pêcheurs nous l’espérons sortiront de leur réserve naturelle, pour faire valoir le million cinq cent mille voies qui nous unissent !

Ainsi nous vous invitons à comprendre les logiques qui animent les antispecistes et ce pour un seul objectif, réduire cette menace à sa plus simple expression : celle d’une philosophie de vie comme une autre, qui si elle a le droit de s’exprimer dans une démocratie, n’a surement pas l’obligation de s’imposer à tous comme une vision universelle de notre relation envers les seuls animaux, l’une des formes de vie parmi d’autres.

Notre différence est évidente : Chaque pêcheur, de loisir n’en déplaise, par définition et de manière statutaire, grâce à son adhésion les défend toutes. La protection des milieux aquatiques s’exercent  au sein d’un Tout, celui des cours d’eau, des fleuves et des rus, des plans d’eau, des lacs et des étangs, des zones humides et autres mares, partout où l’eau, LA source de vie, nous offre le plaisir simple d’un moment de communion avec les forces universelles qui nous régissent. Quand eux prétendent défendre la cause animale, nous nous défendons la biodiversité… quand eux théorisent la souffrance animale, nous nous étudions les poissons…quand eux posent des affiches dans le métro, nous nous collectons les papiers sur le bord des rivières…quand eux s’enchainent sur les bétons, nous nous les aménageons pour permettre au poisson de circuler…quand eux filment leurs actions, nous nous écrivons notre passion…quand eux crient leur indignation, nous nous témoignons de notre plaisir…quand eux exigent, nous nous éduquons…

Chacun est bien libre en son âme et conscience de s’exprimer dans la limite de la liberté des autres. L’éveil de notre conscience nous différencie par elle-même des animaux. Exerçons cette responsabilité avec raison sans nous renier ! Inscrivons-nous vers un avenir durable sans stigmatiser les autres…Soyons nous-même, tous ensemble des amoureux de la nature !

Nos zones humides : Plus de 6 millions d’€ de services rendus !

Au cours des 50 dernières années, la France métropolitaine a perdu plus de la moitié de la surface de ses zones humides, et  cette  tendance d’altération continue : 48 % d’entre elles se sont dégradées entre  2000  et  2010. L’UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature) dans un rapport publié en 2015 * estime qu’en France métropolitaine, le recensement des seules zones humides en 2011 pesait 2,4 millions d’Ha, pour un « cout » annuel estimé de services gratuits des milieux aquatiques allant de 1 200 à 6 700 € /ha. Fort de ce constat, nous pouvons estimé à plus de 6,6 millions d’Euros les services rendus et gratuits par nos seules zones humides sur la vallée de la Couze Pavin et de ses affluents.

En effet, à l’issue d’une étude de plus de deux ans, le CERA Environnement (Centre d’Etudes et de Recherche Appliquée en Environnement), missionné par le SIAV,  vient de fournir son rapport d’inventaires sur les zones humides de notre vallée. Il s’agit là de les délimiter, les caractériser, en connaitre les enjeux, les hiérarchiser et in fine les préserver par des actions adaptées. Chaque commune s’est vue donc remettre un ensemble de cartes associées identifiant son propre patrimoine.

Rappel : fonctions et intérêts des zones humides

Un petit rappel s’impose pour justifier de leur intérêt. Les zones humides présentent de nombreuses fonctions :

  1. les fonctions hydrologiques : ralentissement des ruissellements, recharge des nappes, régulation des crues, et le soutien d’étiage.
  2. les fonctions biogéochimiques : dénitrification des nitrates, assimilation végétale de l’azote, absorption du phosphore, et séquestration du carbone.
  3. les fonctions biologiques : support et des connexion des habitats nécessaires aux espèces autochtones.

Zone d’études et résultats

La surface du bassin versant de la Couze Pavin est d’environ 285 km². Il ne s’agit pas d’un inventaire exhaustif sur ce territoire, mais d’identifier et cartographier les zones humides au sein des enveloppes de forte probabilité de présence des zones humides (déterminées par le SAGE Allier Aval) des communes de Chidrac, Compains, Courgoul, Meilhaud, Perrier, Saurier, Saint-Cirgues-sur-Couze, Saint-Diéry, Saint-Floret, Saint-Pierre-Colamine, Tourzel-Ronzières et Valbeleix. Cela représente une zone d’étude d’environ 2851 hectares du Contrat territorial.

Les phases de terrain (2016 et 2017) ont mis en évidence la présence de 524 zones humides, pour une surface d’environ 1684,97 hectares soit 6,52 % de la zone occupée.

La surface moyenne d’une zone humide est d’environ 3,2 hectares et le nombre moyen de zone humide par commune atteint 35. Certaines disparités existent néanmoins : les communes de Besse-et-Saint-Anastaise et Compains situées en tête de bassin versant présentent les deux tiers des zones humides répertoriées. Enfin, la commune de Compains possède le pourcentage d’occupation du sol par les zones humides le plus important avec 12,1 % de sa surface occupée par des milieux humides.

Comment fonctionnent-elles chez nous et à quoi servent-elles ?

Les zones humides sont en relation le plus souvent avec le réseau hydrographique.

L’approvisionnement hydraulique se fait en entrée par le biais le plus souvent de cours d’eau, fossés, ruissellements diffus et bien sûr les précipitations (en apport secondaire). Les communes de Besse-et-SaintAnastaise et Compains se différencient par la présence de nombreuses sources.

Le fonctionnement hydraulique est souvent dégradé à cause de la modification de l’interaction entre le cours d’eau et la zone humide ou la présence de rigoles de drainage plus ou moins prononcées. Néanmoins, dans un peu plus de la moitié des cas, les zones humides sont proches de l’équilibre naturel. Les enjeux sont liés à la régulation naturelle des crues, un stockage des eaux de surface et recharge des nappes avant restitution pour soutien d’étiage

Leur intérêt biologique, proche de l’état naturel dans un peu moins de la moitié des cas, réside surtout dans la fonction de corridor biologique qu’elles procurent (en longeant la plupart des cours d’eau), ainsi que dans le support de biodiversité avec la présence de milieux originaux abritant plusieurs espèces patrimoniales.

On note une grande disparité concernant les activités répertoriées en fonction des communes. Sur Besse-et-Saint-Anastaise, Compains et SaintPierre-Colamine, la majorité des zones humides sont pâturées ou pâturées/fauchées. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les agriculteurs reconnaissent eux-mêmes l’intérêt de tels milieux lors des périodes de sécheresse pour pouvoir faire pâturer les animaux qui n’ont plus d’herbe ailleurs. L’absence d’activité est aussi bien réelle.

La valorisation des zones humides est à relier notamment à leur production agricole (prairie ou parcours pour le pâturage des bovins, ovins) et plus localement pour l’alimentation en eau potable. Plusieurs d’entre elles montrent également un potentiel pour le tourisme et les loisirs intéressants (Besse-et-Saint-Anastaise, Compains, Saurier et Issoire).

Nos zones humides sont globalement en bon état de conservation même si ponctuellement des menaces sont à noter.

Le diagnostic hydrologique

L’hydrologie des zones humides a également été analysée. Il en ressort qu’une légère majorité des parcelles montrent un diagnostic hydrologique sensiblement dégradé. Néanmoins, 40 % des zones humides montrent un diagnostic proche de l’équilibre naturel. 18 % des zones humides présentent un diagnostic hydrologique dégradé à très dégradé. Les modifications sont le plus souvent la conséquence d’un drainage plus ou moins prononcé et localisé au sein des parcelles exploitées, ainsi qu’à des modifications de cours d’eau liées le plus souvent à une simplification du tracé.

L’état de conservation des zones humides

Les résultats montrent que l’état de conservation des habitats est bon dans un peu plus de la moitié des cas. Néanmoins, 35 % d’entre elles montrent une dégradation partielle des habitats. Les dégradations sont très souvent liées aux activités humaines (eutrophisation) qui sont très présentes sur le secteur d’étude ainsi qu’à la modification des cours d’eau et au drainage qui modifie l’hydrologie.

 

Le niveau de menace

Concernant le niveau de menace, l’analyse révèle que la très grande majorité des zones humides sont faiblement à moyennement menacées. Les principales menaces observées sur site sont liées par ordre d’importance à la modification du cours d’eau, le surpâturage, l’eutrophisation  et le drainage.

 

Quelles sont les pressions actuelles !

Les pressions actuelles sont variées, mais si un classement décroissant (impactant les zones humides du plus vers le moins) devait être proposé, la liste serait ainsi faite :

  1. La modification du cours d’eau (30 %) est le principal préjudice au sein de la zone d’étude (simplification du tracé, enrochement, canalisation et incision). Ces modifications ont pour conséquence de réduire ou supprimer la présence de zones humides. Cela accentue par ailleurs la vitesse d’évacuation des eaux allant ainsi à l’encontre d’un cycle de l’eau équilibré. Par la même, les éventuels polluants et autres intrants sont aussi transférés plus rapidement vers l’aval sans laisser au sol le temps d’épurer de telles substances. Ainsi fait, le rôle des zones humides en est fortement réduit.
  2. Le surpâturage (25%) est aussi présent mais se restreint à de petites surfaces. Le fait que l’agriculture de ces secteurs soit globalement assez extensive limite ce phénomène.
  3. L’eutrophisation des formations végétales (23%) est intimement liée au surpâturage. Elle se dessine sur les secteurs les plus piétinées, ainsi que sur les parcelles très accessibles avec les engins agricoles (épandages). On retrouve aussi ces pressions en contrebas de grosses exploitations agricoles et vers les arrivées d’intrants. L’eutrophisation a pour conséquence de modifier les communautés végétales.
  4. Le drainage (23%) est également présent, il modifie les groupements végétaux qui deviennent à tendance mésophile et réduise la superficie des zones humides. Comme pour la modification du cours d’eau cela accentue le ruissellement des eaux, leur vitesse d’évacuation.
  5. La présence d’espèces d’invasives (11%), qui a pour conséquence une modification des écosystèmes et des groupements végétaux. Seules les zones humides situées sur les communes en aval du bassin versant sont fortement impactées.
  6. L’enrésinement ou la populiculture des zones humides (9%), ne se pratique que ponctuellement et sur quelques parties de tels milieux. Il est très rare de rencontrer une zone humide entièrement plantée.
  7. La mise en culture ou les travaux du sol (9%), qui modifie les communautés végétales ainsi que les fonctions réalisées par elle.
  8. L’enfrichement (9%), a pu être constaté sur des zones non exploitées.
  9. La fertilisation ou les pollutions issues des cultures ou des voies de communications adjacentes (8%).
  10. L’urbanisation, cette pression a pour conséquence une destruction partielle ou totale de la zone humide (6%).
  11. Les remblaiements intempestifs par des déchets inertes ou verts, il montre le désintérêt pour de telles zones (5%).
  12. La création de plan d’eau (4%).
  13. La présence de décharge (3%).
  14. La suppression de haies (2%).

Les pressions à venir

La plus grande crainte pour les années à venir en termes de pression sur les zones humides, serait une aggravation des atteintes liées aux modifications des cours d’eaux, ainsi qu’à l’accentuation du drainage. Les modifications ont pour conséquences de réduire les interactions avec le réseau hydrographique principale entrée d’eau pour les zones humides. Cela induit une diminution de la surface des zones humides, ainsi que de leurs fonctionnalités.

Une seconde crainte pourrait tenir en une intensification des pratiques agricoles. Cette intensification ne peut qu’être préjudiciable en entrainant des modifications dans la structure des sols par le surpâturage associé à une modification des cortèges floristiques. Ces atteintes ont pour conséquences de modifier et banaliser les cortèges floristiques. Cette eutrophisation à des conséquences importantes sur la qualité des eaux.

Pour finir, une crainte, pourrait venir d’une destruction partielle ou totale des zones humides en lien avec l’urbanisation.

Saule des lapons (Salix lapponum) observée sur la commune de Besse-et-Saint-Anastaise protégé au niveau national…

Alors il est impératif de préserver cet environnement où s’épanouissent plusieurs espèces végétales patrimoniales dont, huit protégées sur le plan national (Salix lapponum, Lycopodiella inundata, Ligularia sibirica, Drosera rotundifolia, Luronium natans, Isoetes sp Andromeda polifolia et Littorella uniflora), trois protégées sur le plan régional (Lilium martagon, Cicuta virosa et Vaccinium oxycoccos) et quatre inscrites sur la liste rouge régionale (Utricularia australis, Salix eleagnos Pedicularis palustris et Lemna trisulca). Nos zone humides, notre patrimoine à préserver pour tous les services gratuits qu’elles nous rendent !

*Rapport sur les services rendus des écosystèmes d’eau douce de L’UICN

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