Guidage de pêche gratuit pour les adhérents du 63

La Fédération de Pêche du Puy-de-Dôme offre à ses adhérents un guidage totalement gratuit !

Comment ça marche ?

  • 8 journées encadrées par des guides de pêche professionnels
  • un créneau de 2 h offert à tous les titulaires d’une carte annuelle d’une AAPPMA du 63 dans la limite des 288 places disponibles
  • 3 techniques : Carnassiers, Silure, Carpe
  • 2 sites : Fades et Bort
  • un tour de cou Kuruk pour chaque participant
  • respect des règles sanitaires

Toutes les infos ici

https://www.peche63.com/guidage-peche-en-bateau-gratuit

Covid- Pêche – Maintien des actions…Quand le système perdure malgré tout !

Nombreux sont ceux qui sont à “la curée” de l’action du système, nous nous en sommes faits l’écho dans un article précédent…Nous voudrions simplement souligner l’action du système qui en quelques jours (3 pour être précis) a su convaincre Mme la Préféte afin de rendre possible notre loisir sur l’ensemble des espaces du département…eaux libres et eaux closes, lacs et rivières…espace public ou privé (11 000 km de cours d’eau et des milliers d’hectares d’eaux closes) : La liberté de pêche retrouvée, dans la limite des distances à respecter, et ce malgré les nombreuses critiques. Cette action ne fut possible que grâce à la mobilisation de toutes les AAPPMA concernées, appuyées par sa Fédération départementale. En activant les réseaux locaux de chacun afin d’interpeller nos élus des collectivités, le système auquel nous adhérons a su convaincre ! ici, plus vite que partout ailleurs dans la région AURA.

Bien sûr, il est impératif désormais que chaque adhérent soit à la hauteur de la confiance qui nous est accordée en faisant preuve d’un minimum de sens civique en respectant les règles indiquées sur l’illustration d’abord, mais aussi :
📌en respectant l’interdiction d’accès sur les plages matérialisées ou connues (les maires doivent faire une demande et mettre en place des mesures particulières)
📌 en respectant les Arrêtés Municipaux éventuels et leurs spécificités.

Il est à noter que malgré des conditions sanitaires extrêmement contraignantes, les bénévoles et tous particulièrement les membres du bureau de notre AAPPMA, Gardes particulier, aidés des salariés de la Pisciculture fédérale ont continué d’assurer la soutien piscicole prévu. Dans le respect des conditions légales et sanitaires, ce sont prés de 50 000 alevins qui ont rejoint la Couze Pavin (issues des Alevibox, ou de la pisciculture fédérale)…Il a fallu “donner” encore plus cette année pour honorer notre engagement!

Enfin pour les plus “dubatifs”, qui tanguent le système sur les 55 jours de pêche “perdus”…nul doute que ce mouvement associatif “résiliant” essaiera de compenser un partie de cette déconvenue, exceptionnelle, violente et totalement imprévisible !

Alors certes il n’est pas culturel ici de “gonfler le torse”…humilité et discrétion étant dans la génétique de l’Auvergnat. Mais parfois il faut aussi savoir dire les choses pour que les messages soient entendus !

Alors nous le disons ici…Merci au système associatif, merci aux bénévoles du Puy de Dôme, aux salariés de la FDPPMA63 pour leur implication…et quand aux autres, les éternels insatisfaits…préparez vous pour faire mieux ! La fin d’année sera l’occasion de renouveler vos élus et de prendre une part active dans la gestion de notre loisir.

Covid 19, le 11 mai on fait quoi ?

En l’absence potentielle d’une communication générale lors de ce week-end, nous prenons le parti de vous informer afin de préparer d’éventuelles sorties dans les meilleures conditions :

Le contexte réglementaire étant assez disparate d’un département à l’autre selon les décisions locales prises, cette communication est destinée à vous offrir les informations du moment :

Puis je pêcher les rivières et ruisseaux du département à partir du 11 mai ?

La réponse est oui. Tous les cours d’eau du 63 vous sont accessibles sans limite de distance.

Puis je pêcher les rivières et ruisseaux des autres départements voisins (15,43,48) ?

la réponse est oui, dans la limite d’un rayon de 100 km à vol d’oiseau à définir à partir de votre lieu de résidence principale. (un justificatif de domicile est conseillé !)

Puis je pêcher dans les lacs et plans d’eau de l’espace public dans le 63 ?

La réponse, à cette heure, est non… La fréquentation des plages et des berges, autour des plans d’eau et des lacs, ainsi que la pêche sera interdite jusqu’au 1er juin au moins. Elle pourra, le cas échéant être autorisée par la préfète à la demande des maires, qui devront présenter les dispositions suffisantes pour garantir la distanciation physique. A ce jour, aucune décision d’autorisation n’a été prise. Ces décisions feront l’objet d’une communication sur le site internet de la préfecture – http://www.puy-de-dome.gouv.fr .

Le réseau associatif se mobilise à cette heure pour solliciter les avis des maires concernés…l’alerte générale est sonnée par notre fédération du Puy de Dôme qui agit en réaction d’une publication tardive sur Facebook de Madame la préfère, ce jour 09/05 en milieu d’après midi : un véritable coup de poignard dans le dos, alors que tous les indicateurs étaient au vert jeudi 07/05. Les lois et règlements se font par publication Facebook désormais…

Cette réponse est identique pour les autres départements voisins concernant les Lacs et Plans d’eau de l’espace public. Nous tenons à préciser que le statut juridique de chaque Lac ou Plan d’eau, étant spécifique (appartenance possible à l’espace public ou privé selon les cas) il est difficile de faire l’état précis des autorisations. Nous vous invitons à vous renseigner auprès des AAPPMA locales ou des mairies concernées pour obtenir les renseignements actualisés…Vous comprendrez que des centaines de pièces d’eau sont concernées!

Dans tous les cas, La fréquentation des parcs, jardins, forêts, chemins de randonnée, berges de cours d’eau sera maintenue “autorisée”, dans le respect des gestes barrières et de distanciation sociale. Merci de conserver toute votre vigilance et de faire preuve de responsabilité afin de collectivement nous permettre de vivre plus libre…

Le « Covid 19 » et la pêche de loisir : l’avènement du “moi”!

Depuis plusieurs années déjà le monde associatif survit par l’action de quelques « engagés » qui sur leur temps, sur leur argent parfois, et toujours sur leur énergie font vivre bénévolement le système qui organise notre accès collectif à notre loisir préféré : la pêche de loisir !

Longtemps, depuis toujours même, les ingrats, les aigris, les fainéants, les brailleurs …toujours des lâches, les seuls consommateurs du loisir plus que des membres de nos structures associatives ont eu de « bons mots » à l’égard du système qui pour moins de 30 centimes d’€ journaliers leur permet l’accès à leur loisir préféré, « vital » même pour certains, il parait! Longtemps ces mots me passaient au-dessus…et croyez bien qu’en 25 ans, j’ai du tout entendre!

Fustigeant tour à tour, le prix des cartes, la gestion halieutique, le tour de France, les élus bénévoles ou même les salariés : tous des « bons à rien », dans la lutte contre la sécheresse, les pollutions, et le changement climatique même…mais sans jamais fustiger le « salon de l’agriculture » en revanche ! Allez comprendre !

En un mot « le système » des « tous pourris », des « inutiles »…un système qu’ils refusent tous de connaitre, de changer, de faire évoluer ! Les élections sont pourtant en fin d’année, l’occasion rêvée de tout révolutionner ! Bref rien de nouveau dans le monde de la pêche de loisir, si ce n’est le “Covid 19″…le point d’orgue, le révélateur de nos maux !

Une pétition de trop…

Aujourd’hui, usé et désormais choqué, atterré même des lectures ou de l’écoute, disons-le clairement d’abrutis et d’abruties (la parité est ici respectée !), tous vociférateurs ou vocifératrices, incapables ou non de gérer leur privation tels des gosses à qui l’on refuse une sucette, ce sont d’autres “spécimens” , prés de 8000 “frustrés” tout de même à cette heure, qui me font réagir en demandant l’accès à la pêche « isolé(e) » en plein confinement via une pétition! Pétition en marge de battre tous les records de mobilisation…Jamais une pollution, un « combat » de protection de notre environnement porté par les pêcheurs n’a reçu un tel engouement ! Révélateur n’est-il pas de ce que nous sommes ?

Ces consommateurs, égoïstes comme beaucoup, n’ont toujours pas compris le sens du mot « confinement », ou « activités essentielles ». Par leurs signatures, ils et elles renvoient une image désastreuse de notre collectivité. Et çà…Je le refuse !

Je ne veux pas ressembler à ces gens, et je ne veux pas que l’image de mon association, de mon loisir, des pêcheurs et des pêcheuses, soit ternie par ces égoïstes, à l’image d’un autre « neuneu » en recherche de gloire sociale avec son métré de brochet paradant en plein confinement sur les réseaux sociaux…faut-il être sacrément con, non ?

Non à l’égoisme…

 Mon devoir de représentant du mouvement associatif est donc de dénoncer de tels comportements motivés par la seule nécessité d’un plaisir égoïste quand notre nation souffre dans ses chairs et dans ses foyers (15 000 morts à cette heure en France)…ou quelques-uns ont déjà du mal à bouffer même, à l’instar de ce père de famille « à bout » dans la Loire, prêt à prendre d’assaut, la nuit, le supermarché voisin pour nourrir sa famille …Quand la crise économique succède à la crise sanitaire…Besoin vital vous disiez !

Chaque membre d’un mouvement associatif devrait en faire de même et dénoncer la logique du seul plaisir individuel au détriment de l’intérêt collectif… 8000 c’est certes peu, mais c’est aussi révélateur !

Laisser dire, c’est aussi laisser faire !

Oui j’ai honte de ce collectif, de ma famille de «loisir » à l’instar des balbutiements de notre Fédération Nationale en début de pandémie, ou de l’appel à la « solidarité des pêcheurs » du monde industriel de la pêche, monde industriel  jamais engagé dans le moindre combat environnemental qui découvre à cette occasion le sens du mot « collectif » …tous sont affligeants !

J’ai honte de la lâcheté individuelle et collective d’un système à bout de souffle qui n’invoque rien d’autres que le « et moi » quand le « et nous » aurait toujours du prévaloir ! Moi et mon industrie, moi et mes cartes de pêche, moi et mon plaisir…moi, moi et re-moi…Notre planète en a souffert et elle nous le fait savoir! Pierre Perret, l’amuseur, le poète a évidemment raison !

Associatif et collectif…

Là où le sens du mot “associatif” impose normalement le sens « civique » et la collectivité, le respect de l’autre, les règles communes, je ne lis et ne perçois qu’égoïsme, haine, sarcasme, et autres lâchetés habiles au profit seul de l’individu…privé de son “petit” loisir favori quelques semaines quand d’autres sont juste privés de vie !

S’il ne fallait qu’un contre-exemple, pour expliquer les raisons qui nous interdisent de retourner à notre loisir… je citerai bien cet autre “adhérent” surement baigné de l’auréole divine de St Pierre qui s’est aventuré pour SON plaisir, dans SES gorges du Verdon pour SON loisir, SA « raison de vivre » sûrement …et qui sous le coup d’une mauvaise chute a mobilisé « Gendarmes », « SMUR » et « héliportage »…une trentaine de personnes, à SON service et à SON secours…qui tous, moins égoïstement se sont mobilisés dans un même élan collectif pour lui sauver SA vie…de consommateur de loisir non essentiel et surtout égocentrique.

Il va surement bien, je le lui souhaite…les 135 € d’amende l’ont surement bien fait rigoler quand tous les autres se sont exposés pour le protéger, le soigner, le transporter…et que d’autres ont payé son secours, au sens propre du terme et peut-être même au figuré, quand ceux malades du Covid n’ont peut-être pas pu recevoir toute l’attention collective nécessaire! Nul doute qu’il aurait pu signer la pétition, il a le bon profil : Qu’a–t–il fait de mal ? Il a pêché « isolé » après tout…pour 0,27322404 € par jour ! et c’est sûrement trop !

PS : Si t’as signé cette pétition, tu l’as compris…tu n’es pas le (la) bienvenu(e) dans NOTRE AAPPMA !

Le Président

Des projets toujours des projets…

Après une assemblée générale 2019 tenue à la Mairie de Saint Vincent, prêtée par la collectivité pour l’occasion, nous avons pu mesurer la bonne tenue du nombre de participants. Nous remercions chacun d’entre vous de venir nous écouter et de débattre de notre avenir et de celui de nos cours d’eau…

Il s’agit de faire le retour sur les différentes actions de nettoyage et de soutien piscicole d’abord, au travers de l’évolution du projet Alevibox parrainé par l’un de nos membres, de parler de reconquête des milieux, puis d’évoquer des évolutions sur la gestion de nos parcours et l’halieutisme.

Le projet Alevibox murit, après diverses modifications et adaptations, notre niveau d’expertise acquis nous permet de mieux stabiliser le niveau de réussite…un très bon point pour l’avenir qui devrait nous permettre de mieux optimiser ces opérations dans un contexte financier tendu ! Merci à ceux qui s’en occupent.

Sur le plan de la reconquête, quelques « tensions » ont émergé après la fin avortée du contrat de territoire porté par les collectivités…Bref après les premiers projets réussis, et l’échec final, la transition vers les intercommunalités d’Issoire et de Besse est en route. Plusieurs contacts, en cette veille électorale, nous garantissent la « bonne reprise des actions prévues ». Alors que le monde de la pêche de loisirs s’était engagé sur plusieurs dossiers et ce pour plusieurs dizaines de milliers d’euros, les balbutiements « administratifs » et les tensions géopolitiques locales finissent par agacer les simples citoyens, comme nous, qui bénévolement passent beaucoup de temps à convaincre les différents financeurs !… Nous scruterons très attentivement la suite…<<res non verba>>…nous verrons si les actes sont à la hauteur des engagements !

Satisfaire les adhérents : le principal enjeu de la reconquête des effectifs…

Enfin notre dernière AG a permis de débattre sereinement d’un projet autour de la gestion halieutique de nos parcours…tendre vers une offre en correspondance avec l’attente majoritaire des adhérents. Basé sur des retours d’expérience factuels, les limites et les bénéfices ont été évoqués, discutés et débattus…Nous remercions chacun des membres présents qui se sont exprimés dans leur diversité pour faire valoir leur argument. D’un avis unanime les débats furent exemplaires ! Une nouvelle preuve de maturité dans l’approche qui est la nôtre de toujours nourrir de manière pragmatique la réflexion et de décider collectivement de notre avenir. Un nouveau projet verra donc le jour pour 2021 !

Désinformation, manipulation, histoire et tradition !

Le doigt sur la couture, à la botte d’intérêts privés partisans, tout en occultant l’intérêt collectif, certains Députés se prennent les pieds dans le tapis de la continuité écologique…leurs manœuvres répétées ne laissent guère de doute !

Alerté par nos réseaux, nous nous faisons l’écho ici de l’argumentaire analytique fourni par un membre des Structures Associatives de la Pêche de Loisirs. Une chronique désastreuse de la réalité parlementaire que nous confions à votre jugement…

Les années 2017, 2018 et 2019 ont été marquées par différents épisodes législatifs particulièrement préjudiciables pour l’atteinte du bon état écologique des eaux dont la France devra répondre devant l’Europe.

Arrêtons-nous tout d’abord au « pied des moulins », et prenons la température législative.

Un contexte législatif récent tourné vers la destruction des cours d’eau

Ainsi du côté des lois et depuis 2016, nos parlementaires ont autorisé des assouplissements au profit des seuls propriétaires de moulins. Ils emportent de véritables inquiétudes et interrogations quant à l’instrumentalisation de la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques de 2006.

De manière globale, outre la remise en cause sévère de l’autorité de l’Etat, ce sont des fondamentaux de l’architecture et des principaux éléments structurants de la loi sur l’eau et de la politique de l’eau qui sont mis à mal. Il s’avère en effet que la continuité écologique subit depuis plusieurs années déjà une remise en cause très sérieuse de son principe.

Ce ne sont pas moins de quatre lois qui ont été, par couches successives, instrumentalisées au profit des “moulins” et des intérêts de leur propriétaire :
– Loi pour la préservation de la biodiversité de 2016,
– Loi liberté de création, architecture et patrimoine de 2016,
– Loi sur l’autoconsommation d’électricité et les ENR – février 2017,
– Loi sur le Climat et l’Énergie de 2019,

Par ailleurs, en 2018, un projet de loi avait été déposé le 18 mars à l’Assemblée Nationale par la Députée de l’Orne, Véronique LOUWAGIE. Projet qui faisait suite à un premier texte déposé au Sénat en décembre 2017. Ce projet n’avait pas trouvé de suites. Nous y reviendrons ci dessous…

Complété de textes d’exécution, la fissure s’’accentue : Manque de transparence sur les ouvrages prioritaires « anguilles », Courrier de la ministre de l’Ecologie aux Préfets du 9 décembre 2015 leur demandant de « calmer le jeu » en matière de restauration de la continuité écologique, Amendements à la loi biodiversité déséquilibrant de manière substantielle les compromis de la LEMA de 2006 et enfin tentative de donner un quitus général aux systèmes hydrauliques dans le projet de loi patrimoine…les coups de boutoir se succèdent à tous les niveaux !

On pourrait comprendre d’un côté la nécessité d’un dialogue à reconstruire face aux contraintes réglementaires votées et décidées…et bien cela a été le cas lors du débat sur la charte “moulins et continuité écologique” : un échec. Faut-il faire preuve de bonne foi à la recherche du meilleur consensus possible. Et non pas rechercher à défendre ses seuls intérêts…

Il est par ailleurs regrettable de constater que les parlementaires ne défendent pas  à cette occasion les compromis obtenus lors de la loi sur l’eau qui a mis pour mémoire plusieurs années à émerger…

Des parlementaires spécialistes du « en même temps »…pris dans les filets du clientélisme !

Grossière, la manœuvre répétée ne peut plus rester dans l’indifférence! On ne peut pas d’un côté rappeler le caractère décisif de la continuité écologique dans l’atteinte des objectifs de la DCE ad’hoc et l’abandonner au gré des retouches successives intelligemment orchestrées depuis 2014, initiatives soutenues par quelques parlementaires partisans.

Retenons que la continuité écologique est ainsi toujours discutée fermement notamment par le Sénat et l’Assemblée Nationale qui y voit, en général un dispositif coûteux, inutile, …mais surtout contraire aux intérêts des propriétaires des moulins : l’abandon de l’intérêt collectif au profit de quelques-uns.

La gestion équilibrée et durable de la ressource, la continuité écologique sont aujourd’hui clairement menacées.

Les articles de loi ci-dessus cités en faveur des moulins vont à l’exact opposé de cette politique d’amélioration des rivières et menace donc de nous interdire de satisfaire à nos obligations européennes, nées de la directive cadre sur l’eau (DCE) : une évidence !

Le tout est accompagné de campagnes de désinformation organisées auprès des propriétaires d’ouvrages visant à mettre en échec certaines opérations coordonnées de diagnostics partagés, au risque avéré de perdre tout financement public :  L’attitude des amis des moulins apparaît pour le moins irresponsable et révélatrice d’un certain état d’esprit, qui est celui de tout faire pour obtenir un report des échéances de leurs obligations !


L’intérêt privé supérieure à l’ambition collective…désinformation, manipulation, histoire et tradition !

Par ailleurs ce dernier amendement d’octobre 2019 à la loi biodiversité remet les politiques d’intérêt général au même niveau que la conciliation des usages, et revient à ranger les intérêts privés (la production d’électricité au bénéfice de particuliers) et publics (la santé des rivières et des milieux aquatiques) au même rang : une aberration !

On notera que cet article favorise l’appropriation privative de biens collectifs (les cours d’eau) incitant à l’altération de notre patrimoine piscicole et environnemental national pour la production de quelques kilowatts et l’enrichissement de quelques-uns. Merci à nos parlementaires !

En écho, L’Histoire est, dit-on, un éternel recommencement, que nous qualifierons ici plutôt de renoncement. En effet avant la révolution française, certains cahiers de doléances faisaient état des droits exorbitants des meuniers.

Extrait du Cahier des Doléances de la Sénéchaussée de Rennes – assemblée générale fixée au 7 avril 1789


ART. 12. – “Si le respect pour les droits de propriété empêche de demander l’extinction des droits… et des banalités (usage obligatoire et payant) des moulins, – il est indispensable de remédier aux abus sans nombre qui résultent de ces droits et de les restreindre par des lois précises dans de justes bornes – fixant le temps et la manière d’user du droit – sans qu’une possession abusive ou des titres non connus et non suivis d’une possession publique puissent y suppléer par aucune jurisprudence …

…En abolissant les corvées pour les moulins, qui n’ont aucun principe légal et n’ont été établies que par un usage abusif, consacré par une jurisprudence, qui ne peut subsister ; – en donnant la faculté de se racheter à un prix modéré des banalités, si contraires à la liberté, qu’on doit regarder cette faculté comme raison suffisante du bien public”.

Dans de nombreux départements entre autre, les banalités, surtout celles concernant les moulins, sont violemment attaquées. “Reste de tyrannie et de servitude”, leur suppression est demandée en même temps que sont dénoncés les “rapaces” et “impitoyables” meuniers.

Parallèle surprenant…Aujourd’hui s’il subsiste peu de meuniers, il semble que les nouveaux propriétaires de moulins, pas parmi les plus démunis de notre société, se prévalent et revendiquent des droits tout aussi exorbitants que leurs “ancêtres” et échappent ainsi à la loi.

A partir de là, si vous faites référence aux droits fondés en titre (droits féodaux qui ont résisté à l’abolition de la féodalité pendant la Révolution et qui ont perduré malgré les nombreuses réformes de la législation française), je vous laisse le soin de choisir le qualificatif le plus adapté à ces propriétaires d’un autre temps et à nos parlementaires élus aujourd’hui qui instrumentalisent la loi à leur seul bénéfice et à celui de certains usages ciblés !

Nouvelle illustration, nous évoquions plus haut le projet de loi de mars 2018 consacré aux “moulins et petite hydroélectricité” : une proposition de loi grotesque en faveur des moulins…

Présentée à l’Assemblée le 18 mars 2018 par Véronique LOUWAGIE, soutenue par Jérôme NURRY entre autres, par Peter VIGIER, Député de Haute Loire et porté par Patrick CHAIZE, sénateur de l’Ain (et vice-président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire), un projet de loi à contre-courant, voire d’un autre temps, qui avait été à l’étude entre le Sénat et l’Assemblée. Il visait à développer la capacité hydroélectrique des moulins en éclipsant purement et simplement deux décennies de la politique de l’eau appuyée sur des données scientifiques et des résultats incontestables !

Le projet de loi de 2018 était totalement hallucinant. Il proposait notamment d’aménager la définition des réservoirs biologiques, des seuils et barrages en faveur du développement de l’hydroélectricité !

Ce texte envisageait également que “les moulins ne puissent être taxés au titre des dommages à l’environnement”, ces derniers restituant toute l’eau en sortie de système hydraulique et participants même à l’épuration de l’eau ! Ceci n’était vraiment pas sérieux !

Le projet de loi dressait un tableau idyllique mais gravement erroné du rôle des moulins pour la transition énergétique et pour le fonctionnement des rivières. Selon l’auteur, plusieurs études montreraient que les moulins réduisent les pollutions des cours d’eau, augmentent l’autoépuration de l’eau et la survie des organismes aquatiques, etc. !

Ce rapport, dont certaines parties relèvent quasiment de la désinformation dans les plus hautes sphères de la nation, est scandaleux, alors que parallèlement les services de l’Etat, les collectivités, les associations travaillent depuis plus d’une décennie, avec des résultats à la clé, à l’amélioration de la qualité des cours d’eau, de la vie aquatique et du patrimoine commun en effaçant les retenues sur les cours d’eau ainsi que les obstacles afin de favoriser le libre écoulement des eaux.

Aberration nouvelle, le potentiel hydroélectrique de notre pays est développé à plus de 90% (les 10% restants étant « irréalistes »). C’est d’ailleurs pour cela que la puissance hydroélectrique installée stagne depuis plusieurs années en France et n’augmentera presque plus. Le Ministère l’a d’ailleurs intégré dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie mais les hydrauliciens ne semblent pas de cet avis. Ainsi les lobbies de l’énergie hydraulique sont plus que jamais sur le terrain et dans la gouvernance pour faire passer sous l’étendard de la transition énergétique une loi qui affaiblirait encore une fois la santé de nos cours d’eau.

Rien n’y fait pour autant, Après les propositions du Comité National de l’Eau et la toute récente circulaire « Pour une continuité écologique apaisée », il y eut cet été l’adoption de loi “climat-énergie” avec une augmentation des objectifs de production de la petite hydroélectricité (contraire aux objectifs fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie)…Allez y voir une cohérence ! le fameux en “même temps” de la majorité actuelle…Chasser le diable par la porte, il repasse par la fenêtre…

Par-delà une question fondamentale subsiste. Quelle peut être la pertinence d’une production nationale de micro ou pico hydroélectricité subventionnée depuis 40 ans, avec des débits de cours d’eau qui ne cessent de s’affaiblir, accompagnée d’une dégradation évidente de la qualité des eaux ?

Si nous nous référons à l’exposé des motifs, la réponse et les motivations de ces Députés sont manifestement ailleurs…


Le nouveau projet de loi…une nouvelle charge destructrice de nos cours d’eau !

Le nouveau projet de loi ci-dessous déposé à l’Assemblée Nationale le 16 octobre dernier et porté par des Députés de l’actuelle majorité gouvernementale, est tout autant irresponsable.

L’impact cumulé des biefs et des barrages semble être totalement inconnu pour les auteurs. Le texte va même jusqu’à proposer que “les moulins soient exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties en raison du rôle qu’ils jouent au bénéfice de l’intérêt général”. Cela n’est-il pas grossier sachant que les producteurs bénéficient d’un tarif d’achat d’environ 4 fois le prix de marché sur le dos des abonnés au réseau public d’électricité (via la taxe CSPE) ? Les moulins ont certes une valeur patrimoniale historique, mais leur usage et fonctionnement actuel est bien loin de ce qui les a vus naître il y a plus d’un siècle.

Alors non, restons sérieux, pas de loi pour généraliser les projets hydroélectriques sur les moulins, mais des examens au cas par cas !

Pour conclure, toutes ces nouvelles dispositions des lois évoquées méconnaissent les principes d’égalité des citoyens devant de la loi et devant les charges publiques…les associations le cas échéant se chargeront d’établir ce nouvel écart de nos parlementaires.

http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion2333.asp

Et si les 3800 AAPPMA le faisaient…

A l’occasion des futures élections municipales de mars 2020, nous avons l’occasion de solliciter ceux qui se destinent à la prise de responsabilités afin de connaitre leurs intentions. Dans un contexte d’intercommunalités où le maire perd nombre de ses pouvoirs il n’en reste pas moins, avec son équipe, ceux qui porteront nos volontés dans ces assemblées parfois hors normes (90 communes regroupées pour la nôtre). Centre de décision future ces assemblées scelleront pour une part les reconquêtes ou le glas de nos cours d’eau par la mise en place ou non d’une politique volontariste de reconquête et de préservation.

Chaque AAPPMA de France doit saisir l’occasion et interpeller nos futurs représentants afin de faire valoir la protection des milieux aquatiques.

Alors nous faisons notre part ici sur notre territoire…

Retrouver le courriel que nous adressons aux candidats identifiés de notre vallée :

« Bonjour,

A l’instar de la liste concurrente et dans un souci d’alerte collective, permettez-moi d’apporter notre pierre à votre ambition.

Tout d’abord notre association forte de ces 200 membres, agit dans un cadre statutaire défini par le code de l’environnement qui lui permet de bénéficier d’un agrément préfectoral lié à protection de l’environnement et tout particulièrement du milieu aquatique.

Son siège social est établi à Chidrac depuis plus de 80 ans.

Gestionnaire de l’activité de pêche de loisirs, protecteur des milieux aquatiques, de la Couze Pavin et de ses affluents sur plus de 130 km au total, nous nous inscrivons au sein d’un réseau départemental et national faisant de notre loisir le 2ème sport et  loisir de France générant plus de deux milliards d’euros d’impact économique.

Acteur local de la vie sociale par nos 6 rendez-vous collectifs annuels, nous vous informons que régulièrement nous finançons aussi l’animation de « journées découverte  des milieux aquatiques » au profit de vos RPI et/ou des centres d’animation de la jeunesse. Cette année c’est l’Espace Jeunes installé à Chidrac et ses 15 adolescents, de chez nous, qui a pu profiter d’une séance d’initiation à la « pêche à la mouche ».

Par ailleurs, notre territoire, riche de ses ressources naturelles d’exception dispose d’un potentiel  sous exploité permettant néanmoins à 3 guides de pêche professionnels d’accompagner des touristes pêcheurs et leur famille sur nos vallées tout au long de la saison.

Nous n’avons eu de cesse au cours des 10 dernières années de promouvoir bénévolement et sans aucun soutien, grâce à nos réseaux, notre territoire. Nos efforts ont permis :

  • La réalisation de trois reportages effectués sur la Couze Pavin par un grand Média télévisuel national (TF1) à l’occasion de l’ouverture nationale de la pêche.
  • Une multitude de reportages télévisés sur la chaine régionale (France 3), sur les chaines du web du grand Lyonnais, ainsi que de nombreux articles dans la presse spécialisée nationale.
  • La réalisation d’un documentaire régulièrement diffusé sur Seasons, chaine internationale spécialisée, intitulé « Pêche au Toc du Massif Central aux Pyrénées » où nos membres, bénévoles, font l’éloge de la vallée.

Si la création de parcours pêche spécifiques et la mise en place de zones d’accueil fléchées, tournées vers le tourisme halieutique furent accompagnées dans leur mise en place par nos structures, nous constatons avec l’abandon des communautés de communes un net recul de la volonté politique de promouvoir ce potentiel.

Nécessitant un patrimoine naturel restauré et fonctionnel, notre activité repose sur des cours d’eau en parfaite santé. Là aussi, si nous avons longtemps accompagné le contrat de territoire porté par le SIAV « Couze Pavin » visant à reconquérir la Couze Pavin et ses affluents, son abandon, provoqué par la dissolution des compétences communales dans les deux géants que sont “Agglo Pays d’Issoire” et l’intercommunalité du “Massif du Sancy”, nous interroge sur notre capacité collective à mettre en œuvre des projets ambitieux de développement durable.

Nous connaissons l’appétence des Présidents respectifs de ces intercommunalités pour la cause environnementale et le développement durable. Hommes du passé, installés depuis plus d’un ¼ de siècle, ils appliquent des recettes d’un autre temps au service d’une économie corrosive qui conduit les plus faibles à ne jamais profiter des bénéfices issus des investissements produits par l’impôt de tous.

Notre question est simple, comment comptez-vous faire dans une intercommunalité à 90 pour renforcer la préservation et la défense de notre environnement naturel ?

Par-delà notre interpellation, nous vous encouragerons dans vos démarches par un soutien consultatif que nous sommes prêts à examiner.

Notre expertise est à votre disposition. »

Que c’est dur d’espérer !

une trentaine de personnes nécessaires à la tenue de la pêche électrique du 10/09/2019…pour continuer d’espérer !

Comme nombre de cours d’eau d’Auvergne et de France métropolitaine, la Couze Pavin subit la sécheresse mais résiste mieux que d’autres. Alors que près de 40% des cours français ont connu l’assec cette année, notre rivère est à 400 l/sec depuis fin aout : légèrement en dessous de son débit réservé nécessaire à la protection du milieu et où tout prélèvement est désormais interdit. En revanche certains tributaires connaissent l’asséchement, comme le ruisseau d’Antaillat depuis de long mois…seule sa tête de bassin connait un très léger filet d’eau entretenant l’espoir de lendemain meilleur.

Malgré la bonne tenue de la population piscicole constatée, les conditions de vie du milieu se dégradent sous nos yeux ! la facture viendra si rien ne change…

Dans ces conditions, la pluie est attendue ! Symbole des crispations nouvelles, les années sèches s’accumulent sur le « château d’eau » de la France…L’Allier, le Cantal sont « en crise », le plus haut niveau d’alerte, et les mesures de restriction les plus drastiques ne suffisent plus pour certaines communes ravitaillées en camion citerne !

Ces dernières années les automnes se sont faits toujours plus secs. L’optimisme n’est pas de mise pour nos cours d’eau et la vie aquatique.

Conséquence directe de ces périodes de changement, les températures d’eau estivales augmentent sur nos eaux salmonicoles. Nous en avons déjà parlé mais cette année 2019 a révélé sur certains cours d’eau locaux célèbres des températures maintenues à plus de 18,5°C sur 30 jours…le signe de grandes difficultés à venir : tributaires assecs, températures inappropriées à la survie des juvéniles sur les vallées…nous payons les conséquences de notre insuffisance collective !

Malgré tout…

Salariés de la FDPPMA63 en action, ces techniciens cultivent plus d’1/4 de siècle d’expérience à notre service…

La peche électrique réalisée le 10 septembre par les bénévoles et les techniciens fédéraux ne marque pas d’écarts significatifs sur la population salmonicole de la Couze Pavin. Résultat encourageant et conforme, sous les yeux de jeunes étudiants du Lycée agricole de Rochefort Montagne, il n’en est pas moins sursitaire ! Alors bien sûr chacun ira de son commentaire sur l’interprétation des données statistiques qui seront présentées à notre Assemblée générale…Les apprentis sorciers ayant toujours des explications plus pertinentes que des professionnels cultivant près d’1/2 siècle d’études et de données qui partout dans le monde révèlent les même vérités. Sauf bien sûr chez nous, chez vous…où ce serait différent ! La nature humaine et ses contradictions : ne pas affronter la vérité pour retarder l’échéance, à l’image de notre incapacité à réagir face au changement en cours !

Autre point de difficultés la gestion chaotique du contrat de territoire en fin de cycle, après plus d’une année et demi d’agonie (licenciement des personnels en 2019), il n’est pas allé à son terme. les dernières études, les derniers travaux budgétés n’ont pas eté exécutés. Source de déception au final, malgré tout notre appui y compris financier, force est de  constater que les atermoiements politiques de la vallée et la lutte assoiffée du pouvoir auront scellé dans l’oubli général le sort des cours d’eau locaux : un constat ! Le grand machin « Agglo Pays d’Issoire » ayant récupéré la compétence associée de gestion : une grande fusion de tous les contrats seraient en cours! Il serait urgent que les AAPPMA s’adaptent à ce nouveau partenaire et puissent faire porter leur voie. Un regroupement d’intérêt semble indispensable si l’on veut pouvoir se faire entendre par-delà ce regroupement de 90 communes, 400 salariés et 4 vallées. Une petite dizaine d’AAPPMA à coordonner, engluer chacune dans ses difficultés…un joli défi pour qui voudra !

Les années à venir s’annoncent donc difficiles, déficit quantitatif d’eau, changement climatique, abandon politique…les indicateurs virent au rouge ! Un vent nouveau réactionnaire est impératif. Qu’en sera-t-il pour les prochaines élections de notre système associatif, alors que les divagations de gestion des pouvoirs publics continuent à grand coups de décrets nationaux pour abaisser les débits réservés, ou privatiser la ressource dans des retenues collinaires…ils nous disent de continuer vers l’abysse, alors qu’il nous faut nous adapter ! Oui c’est dur d’espérer face à tant d’insouciance et d’assumer face à “nos jeunes” notre incurie. Ils feront mieux nous l’espérons !

Ce “râle” d’agonie de la Couze Pavin…

Ce “râle” d’agonie de la Couze Pavin…

A l’heure où le bassin versant de la Couze Pavin connait une période de sécheresse historique, où ce « râle » mécanique de la motopompe transperçant la nuit trahit celui d’une rivière à l’agonie qui donne, encore et toujours, ces dernières « forces » à notre soif collective, il nous semble important de rappeler quelques règles et de nous interroger sur nos pratiques collectives.

Qui décide de quoi ?

L’Eau en France est décrétée « ressource commune » par le contexte législatif. Elle n’appartient à personne ! ou à nous tous c’est selon ! Préalable indispensable pour bien comprendre avant toute autre chose.

Sa gestion en France repose sur un système de concertation et par grands bassins versants (six au total) où siègent à la fois des élus et des représentants de la société civile. Collectrices de taxes et « financeuses » de projets, ces instances orientent les grands choix de gestion dont nous dépendons tous afin de garantir l’avenir de chacun !

L’État, garant de l’intérêt général, s’assure lui de toutes mesures visant à assurer la protection de la ressource tant en quantité qu’en qualité. Par ce biais, il prend notamment toutes dispositions visant à garantir les usages.

Prélèvement d'eau dans la Couze Pavin : 30 m3 par heure au service de la culture post moisson...il parait !
Prélèvement d’eau dans la Couze Pavin : 30 m3 par heure au service de la culture post moisson !

Dans le cas qui nous occupe, la préfecture est bien l’une des autorités compétentes via ses services spécialisés pour prendre des arrêtés visant à organiser les usages. En cas de sécheresse notamment, elle organise les prélèvements et les éventuelles restrictions après avoir consulté les avis des différents représentants des collectifs d’usagers. L’arrêt le plus connu est l’arrêté de circonstance dit de « restriction » touchant tous les usages ou non…exceptionnel et limité à la période estivale il y a moins d’une décennie, il couvre à ce jour prés de 70 départements cette année, jusqu’ à devenir permanent pour quelques-uns et ce depuis 2018. Le signe annonciateur de grandes difficultés !

D’autres Arrêtés préfectoraux, moins connus, comme ceux organisant l’irrigation sont pris chaque année et sont actualisés. Ils obligent les irrigants à se déclarer, et surtout à fixer les seuils de débit minimal (réservé) vital pour la vie aquatique, interdisant de fait tout prélèvement dés ce seuil atteint.

Nos pratiques collectives en France

130 litres d’eau journalière sont consommés par chaque Français pour son usage dit « domestique »! soit un peu plus de 48 m3 par an. Au 19 ème siècle 15 à 20 litres étaient nécessaires. Il est à noter que 93% de cet usage est dédié à l’hygiène, dont la douche et le bain pour 39 % à eux seuls. Seulement 7 % de notre consommation du foyer est dédié à l’alimentation. Par ailleurs, une simple fuite « goutte à goutte », engendre 4 litres d’eau par heure consommés qui seront facturés, soit 35 m3 d’eau par an d’élixir gaspillé puisque sans usage !

Autre chiffre, en moyenne 48 % de l’eau consommée l’est pour l’usage agricole, premier pôle de notre consommation collective. Il est à noter que cette consommation monte à 80% du total en période estivale. Un arroseur, dit « canon agricole » a un débit moyen d’environ 30 m3 par heure. Chaque jour les 8 canons d’irrigation du “plateau des 4 routes” voisins irriguant quelques hectares de maïs consomment quotidiennement 5 760 000 litres d’eau, soit la consommation journalière de 44 000 habitants.

Enfin l’immense majorité des prélèvements non consommés (avec restitution au milieu naturel) est le fait de la production énergétique, soit pour refroidir les centrales nucléaires ou pour produire de l’hydroélectricité…de l’énergie, loin d’être « verte », pour notre économie !

Répartition de la consommation d'eau en France
Répartition de la consommation d’eau en France

Et La Couze Pavin

600 litres / seconde ce 23 juillet ! Seuil historiquement bas puisque jamais le débit minimal réservé interdisant tout prélèvement n’a été « approché » ces 25 dernières années. Ce seuil limite réglementaire est porté à 458 litres secondes…un peu plus d’une centaine de litres d’eau par seconde, entre l’insouciance permanente de la gestion passée et le choc à venir que constituera la vision de la Couze Pavin « en sursis ». 100 litres d’eau au fond de la vallée, qui cristallisent toutes les tensions…quand des millions « martèlent », tel le pilon de l’outrance et de l’abondance, le sol du plateau exploité !

De quoi rester pensif pour tout à chacun sur notre société et ses choix ! Cette vision quotidienne et permanente des trombes d’eau extirpée des réserves souterraines et le bruit nocturne de la motopompe qui « suce » les dernières gouttes de l’élixir de vie, là tout près de chez moi, dans la Couze Pavin si proche, m’empêchent désormais de dormir ces dernières nuits…Un sentiment mêlé d’impuissance, de honte, de compassion, voir de fatalité m’envahit malgré mon acte de contrition quotidien (ne pas allumer la climatisation du véhicule par 40 °C !)…Le paillage du potager ne suffira pas non plus!

Plus que jamais il est impératif que chacun selon son usage soit vigilent au bon emploi de notre trésor commun ! il en va de la survie de tous…nous, de nos « bêtes », sauvages ou non, et plus largement de notre environnement ! Plus que quelques poissons déjà condamnés, il s’agit de nous tous…

PS : Face à cette situation nous avons adressé un courrier aux collectivités locales reprécisant les règles. Nous en avons profité pour alerter également la préfète et ses services. Nous en profitons également pour annoncer que nous demanderons l’arrêt de la pratique de la pêche sur le bassin versant dès le seuil des 460 Litres / seconde atteint ! Ce débit minimal visant à préserver les ressources aquatiques dont les poissons, il parait évident que ces circonstances nous obligent à agir en conséquence ! Nos adhérents comprendront !

Malgré tout, nous avons financé cette journée “découverte” du Centre de loisirs local… La Couze comme cadre “vert”. Espérons que ces adolescents feront mieux que leurs ainés !

La Couze Pavin touchée en plein cœur !

Comme notre climat, notre vallée connait quelques perturbations qui ne réjouissent que les « bobos » de nos campagnes. Il nous apparait utile de rétablir quelques vérités.

Truites mortes de la Couze Pavin

Par-delà, le déficit pluviométrique hivernal, désormais récurrent, de ces derniers mois qui déjà inquiète tout le monde sur notre avenir immédiat, malgré les niveaux des cours d’eau qui de jour en jour se rapprochent de l’étiage avec le départ de la végétation, la pollution de ce samedi 30 mars 2019 de La Couze Pavin “amont” a été le point d’orgue de ce début de saison sous tension : 2 kilomètres en amont du village de Besse en Chandesse, commune autoproclamée Reine du tourisme vert du Sancy, Reine surtout du sport d’hiver auvergnat, notre Couze Pavin, ici gérée par nos voisins de Besse a subi une énième agression à sa naissance. Cette fois ci, point de fuel des cuves des équipements communaux de Super Besse au Lac des Hermines, point de chaux dans la Couze destinée « normalement » à la station d’épuration saturée de déjections d’hivernants débordants d’Euros, point de lisier d’une fosse vidangée, point d’excès de phosphore en son lac Pavin si célèbre, non juste une routine désormais…Surement un dérivé de chlore largué en plein cours d’eau, employé par ce transformateur laitier situé 2 km en amont du célèbre village de la “fête de la cochonnaille”, si prisée de la “jetset” politique auvergnate ! Les politiques et les cochons…

Ce Chlore était destiné à nettoyer ses systèmes industriels de production et de transformation du lait. Résultat de cette nouvelle « négligence » : une rivière nettoyée de ses « sales habitants » ( pas les cochons vous l’avez compris !), et de sa biodiversité sur plusieurs kilomètres. La Couze Pavin touchée en son cœur! la Couze Pavin dénaturée!

Le président de l’AAPPMA de Besse, Jean-Pierre Cornu, à la pêche aux poissons morts…un crève cœur ! Encore ! Nous nous sommes engagés à le soutenir !

Aussi on voudrait, à la lecture des commentaires médiatiques, nous faire croire à la fatalité, comme si détruire le vivant pouvait l’être ! Polluer en France, disons-le, détruire le vivant ici de manière récurrente et répétée, n’est donc qu’une simple fatalité, à l’instar de « l’idiot » du village qui se heurte la tête sur sa porte dont il a perdu la clé ! Oui, les industriels du Sancy sont donc des ânes, incapables de maitriser leur système de production et les process leur garantissant leur avenir financier : juste responsables en fin de mois lors des bilans pour prendre « la paie », jamais pour assumer la récurrence de leur problème déjà destructeur par le passé!

Auzon, Couzes Pavin ou Chambon…le transformateur laitier d’Auvergne est donc un incompétent! Ils ne font qu’exploiter, comme nous tous, nos ressources! Un exploitant parmi d’autres à l’instar de celui qui produit le phosphore en excés, le lisier vidangé ou de celui qui stocke son fuel déversé ou qui répand sa chaux dans les caniveaux !…Ils exploitent inexorablement pour eux seuls! Et tous, en cœur, nous subissons! La fatalité! Même l’État, tout aussi incapable, via ses services est en constat de défaillance, il échoue dans sa mission d’assurer notre protection…et d’éviter la récurrence de ces pollutions ! L’eau souillée, l’eau polluée,…l’homme assassiné.

Transfert au cours d’eau de la production de nos incubateurs “Alevibox” de truite Fario ! ils résistent !

Un acte d’auto-destruction donc relégué aux « faits divers » de nos rubriques médiatiques locales. Oui ! détruire le vivant au sein d’un patrimoine mondial naturel classé à l’UNESCO, d’un parc naturel exceptionnel donc, n’est ni plus ni moins qu’un simple fait…divers parmi d’autres: nous sommes donc ici, en Auvergne, dans le Sancy, habitués à détruire la nature “rude” qui pourtant nous a fait vivre! et qui fait même vivre nos cochons!

Pendant ce temps, nous, auvergnats, aussi et surtout…obstinément, contre tout, voir tous et ils sont nombreux (ils se reconnaitront !) nous, amis lecteurs, nous continuons : nettoyage de cours d’eau, recrutement de garde particulier, test des alevibox malgré encore cette année les dégradations causées par quelques “abrutis” bien locaux, courriers, interpellation d’élus, formation des ados, de notre jeunesse…nous remplissons nos obligations et toujours dans l’espoir de lendemain meilleur ! nous, nous ne croyons pas à la fatalité! nous nous entêtons! Contre vents, marées et tous les “cochons” nous continuons ! nous luttons pour cette “nature” hostile que nous aimons! Merci à vous les pêcheurs “rêveurs” d’Auvergne !

les bénévoles et participants de notre journée nettoyage 2019 ! ils résistent !

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