La gouvernance du contrat de territoire Couze Pavin « explosée »…

Première nouvelle suite à la réunion « Bilan 2017 » du contrat de territoire du 30 janvier dernier à Saurier: Le SIAV (Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Vallée de la Couze Pavin, Couze de Valbeleix et affluents) créé en 1982 pour pallier aux « urgences » d’une rivière jugée agressive, réellement structuré en 2012 afin d’élaborer une véritable gestion pérenne de la rivière et de son bassin versant,  structure de collectivités locales regroupant 15 communes pilotant le contrat de territoire et ses 2 millions d’euros d’investissement dédiés à la reconquête du cours d’eau est désormais « mis en sommeil », et ce 5 ans après son envol !

Place à la GEMAPI (GEstion des Milieux Aquatique et Prévention des Inondations) et aux grandes structures, aux EPCI (établissements publics de coopération intercommunale), sources prétendues d’économie et d’efficacité… et place aussi à une possible nouvelle taxe locale permise par la loi…mais chut !

Désormais en 2018, ce sera API (Agglo Pays d’Issoire) et l’intercommunalité du Massif du Sancy qui, conjointement, devraient piloter notre contrat de territoire, comme de nombreux autres des vallées voisines ou non d’ailleurs. Non pas une, mais bien deux super Intercommunalités totalisant 110 communes qui devront donc assurer la gouvernance « milieux aquatiques » des territoires…entre autres, et surtout entre bien d’autres choses !

Notre territoire, malheureusement au moment de « rompre les pains » sociétaux, s’est retrouvé partager en deux, entre le Val d’Allier et le massif du Sancy. Il est donc désormais déchiré en son milieu, étiré entre deux super « poids lourds » : l’un, pôle local de l’urbanisation et du développement économique et l’autre, notre «champion» du canon à neige et du sport d’hiver.

Très loin des logiques de bassin versant initiales à l’origine de la création des syndicats de gestion des rivières à taille cohérente, où il fallait bien faire avec les territoires ruraux, y compris pour les « pôles » comme Issoire et Besse en chandesse, les intercommunalités nouvellement créées, par accointance socio politico économique, nous laissent clairement perplexe pour ce qui touche à la gestion des cours d’eau…et surtout de notre cours d’eau !

Toutes deux présidées par deux ténors de la politique locale, nous craignons que ce nouvel abandon de compétence des communes rurales au profit de deux méta structures dissolvent un peu plus les responsabilités, les volontés, les relais possibles, sous couvert d’efficacité et d’économies espérées…La Couze Pavin « parent pauvre » facile des ambitions politiques ! Nous le craignons…

Organigramme API : La gestion des cours d’eau de 110 communes…un problème parmi de nombreux autres !

Une chose est sure les « Dieux » seront inaccessibles et très lointains désormais…pour les « Chidracois » et son AAPPMA notamment, noyés parmi les 109 autres communes !

Une réflexion s’avère nécessaire pour contre balancer ce rapport de force nouvellement établi. L’union des AAPPMA de la vallée, à minima, semble déjà indispensable…nous verrons !

Ceci dit le premier signe « amont » est déjà publié : le non renouvellement du « contrat des Lacs », à nos sources. Les premiers silences de « l’hydre à deux têtes » sur la reprise des actions de reconquête des terres agricoles, visant à stopper l’eutrophisation galopante du lac Pavin, le symbole « de pureté » Auvergnate par excellence, nous laissent déjà pantois ! Un « Gloops » révélateur des difficultés à venir ? Force est de constater que si l’arbitrage d’abandon a été décidé avec une efficacité redoutable, l’arbitrage sur la reprise d’actions et leur continuité lui reste semble-t-il à définir…un début de « bouillon » pour nos poissons ?

En termes de gestion de notre patrimoine naturel, la continuité reste LE paramètre à maitriser pour assurer l’efficacité.

La fameuse « continuité » d’actions qui manque cruellement à l’action publique depuis si longtemps…

Nous nous égarons…nous ne sommes pas « Dieu », et encore moins courtisan…contentons-nous déjà d’être conviés à la table « des informations » : cela pourrait ne pas durer !

Couze Pavin et projet agro environnemental : la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme affirme poursuivre son investissement dans les territoires : notre avis…

En 2016 nous affirmions notre inquiétude sur le volet agricole du contrat de territoire piloté conjointement par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Vallée de la Couze Pavin, de la Couze de Valbeleix et de leurs affluents (SIAV) et par la chambre d’agriculture du Puy de Dôme (CDA63). Aujourd’hui nous vous informons des avancées…

Des aides financières importantes au service de pratiques durables…

Le PAEC (Projet Agro-Environnemental Climatique), complément du contrat de territoire, dont l’objet est de proposer aux agriculteurs la contractualisation de mesures  en vue d’un maintien ou d’un changement de pratiques est désormais en action. Le but : réduire l’apport d’intrant dans les sols. Ce plan de gestion quinquennal, financé à 75 % par le FEADER (Fonds Européen Agricole pour le DEveloppement Rural) et pour les 25 % restants par la DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt) de la région Auvergne-Rhône-Alpes ou par l’AELB (Agence de l’Eau Loire Bretagne), est bien l’acte concret pour le changement ou le maintien vers des pratiques durables. Prévision initiale : 1 million d’€ supplémentaires d’investissement de tous les contribuables au service des « bonnes pratiques » paysannes sur notre vallée.

Comment réduire les intrants donc ? Par le financement de « l’absence total de fertilisation minérale et organique sur prairies et l’ajustement de la pression de pâturage sur certaines période », « le maintien de la richesse floristique d’une prairie permanente », ou bien encore la « mise en place de lutte biologique »… et aussi par 90 jours/an d’animation pour la chambre d’agriculture, ses salariés et ceux des différents organismes intervenant, comme la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux)… !

Il s’agit donc de proposer aux presque 230 exploitants de la vallée  de savoir comment faire paitre nos 13000 bovins et autres ruminants dans les meilleures conditions afin de limiter leurs impacts sur nos ressources collectives, dont l’eau du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne : la présence de Phosphore « surabondant » étant toujours l’élément commun de déclassement de la qualité des cours d’eau de la vallée !

Une mobilisation frémissante…un début d’une prise de conscience ?

La mobilisation générale semble difficile à mettre en œuvre face à l’urgence économique, sociale et environnementale à laquelle ce secteur est confronté. Pour preuve sur les 50 diagnostics individuels d’exploitation pour « les volontaires » offerts, seuls 33 ont été réalisés sur les 3 dernières années.

10 agriculteurs présents à Saurier le 18/10/2017 lors de cette présentation des techniques d’abreuvement.

Comme toujours les journées d’informations 2017 organisées par la CDA 63 visant à « innover » peinent toujours à mobiliser les troupes : 12 présents à Chidrac pour traiter des « couverts végétaux » en octobre dernier, une dizaine à Saurier au sujet de l’abreuvement des animaux…Certes des chiffres en hausse en regard de l’année dernière, mais bien faibles en rapport du nombre de concernés. Ces journées répondent-elles vraiment à l’attente majoritaire? Ou restent-elles de l’affichage? A ce stade nous ne savons pas…Espérons que la CDA 63, elle, sache et prions pour que personne ne vienne à évaluer l’investissement financier en rapport du résultat escompté. Passons!

Dans ce contexte de changement encouragé par les animateurs du Contrat de territoire, le PAEC donc s’engageait à visiter 89 exploitants en 2016-2017! Bien! 31 exploitations se sont finalement engagées lors de la déclaration « PAC 2017 » dont 28 sur le Bassin de la Couze Pavin, soit 1/3 environ des exploitants rencontrés : un résultat encourageant ! Concrètement  un espoir de changement des pratiques agricoles portant sur la contractualisation d’environ 1 690 hectares des presque 12 000 potentiellement concernés…soit 14 % de la surface totale en Herbe de notre vallée : un commencement significatif certes, loin d’une révolution aussi!

En revanche, il faut tout de même souligner qu’il s’agit là d’une aide quinquennale moyenne de 28 660 € par exploitant de la vallée pour 14 % de la surface concernée : le prix du changement!

Au bilan, le choix est-il encore possible?

Alors que dire au bilan…avons-nous bien la liberté de développer une critique ou de dénoncer?

Lorsque l’on connait le dévouement des salariés en charge de ces animations que ce soit de la Chambre d’Agriculture ou du SIAV comme ceux de tous ces acteurs du changement espéré, les difficultés sans nom que rencontre notre agriculture engluée dans un système commandé par des lobbys financiers qu’ils ne contrôlent pas, l’urgence de l’adaptation au changement climatique, la volonté des consommateurs à se nourrir de produits « durables » et locaux…commenter des actions tout de même positives semble bien secondaire.

L’esprit cartésien du citoyen aurait bien quelques critiques à émettre à la lecture des volumes financiers dépensés, des impôts de tous investis, et des résultats, quelques doutes sur la volonté réelle des acteurs face à l’urgence d’une situation climatique, sociale et économique qui ne cesse de se dégrader…mais pour servir quel objectif? Dans quel but ?

Du vert au désert…est-ce bien inéluctable !

Avons-nous réellement le choix, le temps de critiquer? Au risque de couper la moindre brise, la moindre initiative positive…Nos rus et nos rases ne font-ils pas les grands fleuves de France! l’enjeu semble bien supérieur.

Alors non il n’y a plus de choix! Il nous faut changer quoiqu’il en coute.

Dans cet esprit il nous faut donc surtout éviter d’avoir des regrets de ne pas avoir tout essayé. Certains, croisés au Carrefour National de la Pêche et des Loisirs, affirmeront que la situation est déjà perdue pour nos contextes salmonicoles locaux, que les élévations de températures planétaires projetées scelleront le sort des dernières truites d’Auvergne, qu’il nous faut déjà réfléchir autrement et s’adapter pour garantir la pratique d’un loisir pêche ancré dans son temps…C’est un choix ! Nous ne le ferons pas! Et s’il est surement nécessaire d’anticiper, rien ne justifie le fait de laisser faire.

Ainsi nous faisons partie de ceux qui pensent qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, surtout pour protéger la Truite des Couzes : notre patrimoine local révélé cette année est lui encore bien vivant ! Mieux que dénoncer, accuser, ou abandonner nos cours d’eau à leur triste sort ainsi projeté, nous pensons qu’il nous faut d’abord encourager, accompagner et espérer pour que toutes les forces du changement escompté soient mobilisées…Sait-on jamais !

Changeons ensemble notre avenir commun !

Retour sur l’Assemblée générale dite d’automne de notre fédération.

Cette Assemblée, traditionnellement la plus intéressante où nous débâtons de sujets souvent difficiles et ce « en famille » loin des institutionnels toujours invités lors de celle de Printemps, s’est donc tenue ce 28/10/2017 à l’ENITA de Lempdes.

L’ordre du jour prévoyait notamment le compte rendu de l’étude génétique sur l’espèce truite Fario : Un sujet ô combien sensible compte tenu des pratiques de soutiens piscicoles installées dans le département depuis les années 1984, date de création de notre pisciculture.

Par-delà, des sujets plus légers mais tout aussi importants, étaient évoqués. Nous retenons dans cet article l’augmentation des prix des cartes de pêche annuelles (1 € dont 0.40 cents de taxe d’état et 0.60 pour notre système associatif) pour 2018 et ce après trois ans de stagnation.

Aussi quelle ne fut pas notre surprise de voir le sujet du quota journalier de « truites », Fario ou Arc en ciel d’ailleurs, évoqué et ainsi « sortir du chapeau » à la surprise générale, y compris des administrateurs fédéraux !

le panier : symbole du prélèvement à l’origine de toutes les tensions depuis 1945…

A l’initiative d’une AAPPMA des Combrailles, par ailleurs absente, ayant adressé un courrier au préfet demandant la mise en place de ce quota sur sa vallée, le président de la FDPPMA 63, sur recommandation du même préfet, proposait la « mise au vote » de la réduction du quota de 6 à 4 poissons journaliers sur le département et ce en dehors de toute formes règlementaires,  traditionnelles et/ou habituelles de ce genre de délibération. En 20 ans de présence et près de 40 assemblées, vécues devant ou derrière la tribune, l’initiative paraissait d’emblée délicate ! Et son sort ne faisait guère de doute…

Après plusieurs interventions, plus ou moins favorables de représentants d’AAPPMA, et celles plus techniques des chargés de mission et d’études délivrant tous deux quelques éléments de réflexion visant à éclairer le sens donné à cette possible délibération, qualifiée tour à tour de « démagogique » ou de « pédagogique »et ce selon les argumentaires développés…l’orage s’amorçait et le ton montait !

Une fois l’orage passé, il nous semblait utile d’installer le débat sereinement au plus près des adhérents et de communiquer sur l’état des connaissances que de telles mesures peuvent apporter sur la gestion des stocks et/ou sur leurs vertus pédagogiques. Notre intervention reçut un écho favorable de l’assemblée.

Donner du sens est la première action à conduire pour favoriser l’adhésion de tous…sans cela il est difficile de convaincre !

Dans de telles conditions de préparation, le vote fut donc ajourné et reporté à une prochaine assemblée laissant à chacun la possibilité de mieux préparer son argumentaire tout en ayant pu déjà s’éclairer des échanges effectués.

Le deuxième temps fort fut consacré à la présentation de l’étude génétique de la truite Fario sur le département. Étude dont nous nous étions faits l’écho officieusement en Assemblée Générale 2017.

Là, ce fut un véritable coup de massue sur la tête de nombreux représentants qui découvraient l’ampleur du résultat qui interrogeait manifestement 50 ans de pratique ancestrale souvent défendue avec acharnement et ce à chaque occasion passée…A la lecture des résultats il devient impossible de résister, même pour les plus obtus !

Pour notre part, nous retiendrons l’excellente nouvelle de la préservation des souches indigènes du département  et surtout leur diversité : un trésor pour notre fédération et son territoire. Plus égoïstement, il existe bien une truite des Couzes répartie sur tout le linéaire des Couzes d’Ardes et Pavin et de leurs affluents. Nous ferons tout pour la préserver !

Carte génétique des groupes de truite identifiés du Bassin « Allier » : le rouge révèle la présence plus ou moins marquée de poissons adultes issus de la pisciculture fédérale !

Cette étude révèle aussi la nécessité de réviser les politiques d’alevinage. Les poissons de pisciculture, indépendamment de leur stade de déversement et quelles que soient leurs origines, ne concourent pas massivement à l’effort de reproduction.

Les rares cours d’eau ou portions de cours d’eau où ils se sont implantés durablement sont ceux qui ont subi une pollution destructrice de la souche locale, parfois combinée à un isolement géographique interdisant la reconquête du milieu par les voies naturelles. Rien de surprenant pour les plus avertis, juste une énième confirmation de la lecture scientifique sur le sujet !

Il reste à ces alevins de substitution déversés une seule vertu : celle de remplir quelques paniers et ce dans les stades juvéniles ou pré-adultes…comme le rappelle d’ailleurs le chargé de mission en citant notre étude réalisée voilà plus de dix ans qui déjà révélait la non participation de ces poissons à l’effort de reproduction sur notre vallée mais bien présent dans les stades subadultes. Pour tenir cet objectif faut-il s’assurer de les déverser au bon endroit et dans les bonnes conditions car ils ne résistent pas à la concurrence des poissons sauvages. Par ailleurs s’il s’agit d’assurer le garnissage de quelques paniers, une taille légale de capture adaptée semble inévitable. Ces poissons étant par ailleurs beaucoup plus réceptifs à l’effort de pêche, comme l’a d’ailleurs rappelé le technicien fédéral en citant une nouvelle fois notre expérience.

Ces révélations interrogent désormais tout le monde sur sa politique de soutien non plus piscicole mais surtout halieutique. Il ne s’agit plus de se prendre pour « Dieu » en compensant un quelconque déficit souvent supposé. Il s’agit bien désormais comme nous l’avons compris depuis longtemps d’ailleurs de combattre pour reconquérir d’abord le milieu et l’environnement à moyen/long terme afin d’assurer le maintien et/ou le développement des espèces implantées et, dans le même temps, de satisfaire les pêcheurs dans les limites réelles de nos pratiques de gestion et des possibilités qui nous sont offertes.

Un chantier gigantesque s’ouvre désormais à la lumière de ces révélations…Respect strict du PDPG, renforcement des protocoles de suivi des déversements, accroissement des contrôles « qualité » en production, validation des demandes de déversement par une commission spécialisée, etc. Notre système fédéral tente de se projeter et d’être à la hauteur de ces nouveaux enjeux. Nous verrons si les pistes évoquées seront mises en œuvre et comment. Notre action s’inscrit aujourd’hui comme hier dans ces révélations et confirment donc nos choix de gestion.

Traitement des seuils et barrages…çà continue !

L’année dernière déjà nous vous rapportions l’arasement et l’effacement de deux ouvrages importants de notre secteur sur la rivière Couze Pavin . Dans la dynamique portée par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Vallée de la Couze Pavin, de la Couze Valbeleix et de leurs affluents le traitement de deux autres seuils a été réalisé ces derniers jours sur l’affluent le plus important de la Basse Couze Pavin, le ruisseau d’Antaillat sur la commune de Meilhaud.

L’Antaillat 2 un passage à guet dont la lame d’eau imposait un classement en ouvrage « difficilement franchissable ».

Le seuil 4, un autre passage à guet « difficilement franchissable » : une lame d’eau très faible par étiage…

Deux passages à guets bétonnés, les seuils 2 et 4, dont les lames d’eau, la largeur des ouvrages et les fosses aval qui ne laissaient que peu de possibilités de franchissement aux espèces piscicoles, ont donc été aménagés de passes à poissons dites à « macro-rugosité ».

L’ouvrage 2 traité grâce à une passe à poissons à macro-rugosité attend sa mise en eau…

Le seuil 4 lui aussi traité…et en eau !

Certes la partie basse de cet affluent, sur les 400 derniers mètres, connait un assec exceptionnel cette année, la présence de failles argileuses à l’approche de la confluence avec la Couze Pavin contribue à accentuer les difficultés de connexion lors de très forts étiages tels ceux de cette année 2017. Il n’en demeure pas moins vital de « travailler » cette continuité écologique pour accéder aux meilleures zones de frai en amont, elles en permanence « en eau » et où une population indigène de truites fario se maintient.

Si le traitement des seuils 1 et 3, les deux ouvrages restants, les plus importants, ont été reportés, nous tenons à saluer l’investissement de la commune de Meilhaud et de la toute nouvelle équipe municipale qui découvre les problématiques de continuité écologique. Les efforts pédagogiques conduits par les salariés du SIAV, son Président Mr Costes Yves maire de saint Vincent, les salariés de notre Fédération, les organismes d’État tels ceux de la DDT63, de L’Agence Française pour la Biodiversité et d’autres représentants de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne leur permettent de conduire ces dossiers en respect de l’obligation règlementaire qui leur est demandée.

Par ailleurs, nous profitons de l’occasion pour confirmer notre engagement au côté de notre Fédération Départementale dans le traitement d’autres ouvrages, plus en amont et hors du champ de compétence du SIAV, où nous espérons que nos conditions d’interventions, appuyés des mêmes organismes et proposées aux communes concernées suffiront à provoquer les signatures des conventions en gestation. Des projets en dizaines de milliers d’Euros sont sur « la table »…pour toujours garantir un meilleur accès des espèces piscicoles à notre réseau de tributaires et de ruisseaux pépinières. Par l’effort de tous, nous participons à la construction d’un avenir que nous souhaitons plus durable !

Sur les 6 ouvrages du secteur…Seuls 2 restent à aménager.

Pêche électrique d’inventaire sur le Parcours « prendre et relâcher »

Retour rapide sur la pêche électrique de ce jeudi 21/09 effectuée sur le parcours de la Couze Pavin à Saint-Cirgues. Conduite par notre Fédération et ses techniciens, les bénévoles et administrateurs de la FDPPMA 63 complétés par nos adhérents ainsi que ceux de l’AAPPMA voisine d’Issoire ont réalisé cet inventaire désormais traditionnel. 17 personnes étaient donc à l’œuvre dés 08h30 pour réaliser les deux passages et scanner les 150 mètres linéaires au départ du bief de Chidrac.

Lamproies, chabots, loches et autres vairons se laissaient surprendre ainsi qu’une densité conséquente de juvéniles de truites Fario. Tous étaient donc enregistrés à la table dite de la « Bio ».

Salariés et bénévoles à l’œuvre pour l’enregistrement des poissons capturés.

Cette pêche électrique fut l’occasion pour les stagiaires du CFPPA de Brioude à Bonnefont, spécialité BP JEPS Moniteur Guide de pêche d’assister à cet inventaire. Par ailleurs, la trentaine d’élèves du BTS Agricole « Gestion et Protection de la Nature » de Rochefort Montagne complétés le rang des visiteurs. Beaucoup de monde donc ce jour au bord de la rivière, ce qui pouvait laisser une impression de joyeuse foire du bord de la route. Un jeudi surprenant pour nombre de locaux qui se posaient quelques questions…

Au delà du résultat qui sera commenté aux adhérents lors de notre assemblée générale ce fut d’abord un moment d’échange qui permettait à tous, jeunes et plus expérimentés, de se retrouver au chevet de la rivière. L’après-midi fut  consacré à un site de l’AAPPMA d’Issoire : le futur site d’implantation de la micro-centrale hydroélectrique du seuil de l’hôpital.

Beaucoup de monde au bord de l’eau…jusqu’à provoquer quelques ralentissements routiers au réveil de la vallée !

Les écoles de la vallée à la pêche.

Sur notre recommandation et avec notre appui, le SIAV « Couze Pavin et ses affluents » des collectivités a mandaté notre Fédération et son pôle développement afin de réaliser plusieurs prestations d’initiation à la pêche et de découverte des milieux aquatiques. Ainsi plusieurs classes des Regroupements Pédagogiques Intercommunales des Vallées des Couzes Pavin et Valbeleix ont eu la chance, comme ceux de Saint-Vincent et Saint-Floret ce jour, de profiter de cette animation menée par les guides de pêche conventionnés de nos structures associtives : Jacques Faucher et Julien Katzenfort moniteurs guides professionnels ont ainsi eu le plaisir d’animer cette journée d’abord dédiée à la découverte du cours d’eau, puis cet après-midi de tremper la ligne au Plan d’eau des Hermines !

Jacques Faucher présente les « petites bêtes » vivant dans le cours d’eau.

Une fois initiée…c’est la chasse à la « petite bête » : certains pieds goutteront la fraicheur de la Couze Pavin !

Arasement des seuils Pavin 6 et 7…1 an déjà !

Rétablir la continuité écologique des cours d’eau, l’un des leviers de la reconquête des masses d’eau identifiés au nouveau national pour améliorer la qualité des cours d’eau. Le but favoriser le transit sédimentaire nécessaire à la bonne santé des cours d’eau mais aussi la libre circulation des espèces piscicoles afin que ces dernières puissent accomplir leur cycle vital. Il s’agit de réduire les pressions des activités humaines à l’instar des autres fléaux que sont l’usage excessif et non contrôlé de produits phytosanitaires présents dans plus de 90 % des masses d’eau, y compris souterraines, et de limiter les apports excessifs des engrais et des dérivés de l’agriculture intensive…A peine plus de 40 % des masses d’eau de surface en France sont considérés en « Bon état » écologique !

Face aux contraintes qui chaque année ne font que s’accentuer sur notre territoire, comme ailleurs, les incertitudes climatiques nous imposent de prendre toutes les mesures visant à réduire l’empreinte environnementale de nos activités. L’enjeu est simple : nous permettre collectivement de pouvoir continuer durablement d’utiliser toutes les ressources mises à disposition par notre environnement et surtout de garantir une eau de qualité, indispensable à toute les formes d’exploitation d’activités.

Seuil pavin 7

Après ce rappel de contexte, un retour vous est fait sur l’évolution de la rivière au travers d’un exemple le Pavin 7. Seuil séculaire de plus d’1,80 m installé au moyen-âge, il n’avait plus d’usage. Totalement infranchissable, il fut arasé en octobre 2016 en moins d’une journée.

Vue témoin…l’ouvrage est démoli en 1 jour.

Laissant place à l’avenir…

Vue témoin…les graves sont prêtes à dévaler.

Un an plus tard, la rivière reprend ses droits. Sans crue majeur, l’année 2017 a néanmoins permis de déplacer des centaines de mètres cubes de graves qui ont « redessiné » totalement le parcours sur plus de 500 mètres en amont comme en aval. Diversification des profils, des vitesses d’écoulement , nouvelles incisions, méandres, plats courants et radiers se succèdent, et ce malgré la faiblesse du débit estival. L’œil du pêcheur perçoit une multitude de profil d’habitats découverts pour tous les stades d’individus piscicoles. Un an après, le résultat est déjà là…et l’avenir de la prochaine crue accentuera, nous l’espérons, la diversité de ce profil autrefois uniforme et sans grand intérêt.

La rivière reprend ses droits . de multitude de profils différents sont nés tant en mont qu’en aval sur prés de 500 m…

Suivi de la qualité des eaux de la Couze Pavin : des résultats encourageants !

Reconquérir le bon état écologique des masses d’eau de la Couze Pavin un objectif affiché pour la rivière et son bassin versant. Ce bilan intermédiaire commandé par le SIAV « Couze Pavin » au titre du contrat de territoire nous confirme des progrès !

Evalué sur une multitude de facteurs, de la qualité physico-chimique de l’eau à d’autres indicateurs dits « biologiques » portant sur les espèces piscicoles, les insectes aquatiques et même les micro-algues, l’état écologique d’un cours d’eau mixte l’ensemble de ces indicateurs pour s’étalonner au final sur l’indice le plus dégradé de tous : un objectif donc ambitieux qui nous invite à mesurer chacun des items caractérisant les progrès potentiels !

Ainsi si les indices biologiques du milieu aquatique présentent un effet intégrateur dans le temps, les mesures physico-chimiques de l’eau, elles, caractérisent un état à un instant donné. Par conséquent, des variations plus ou moins importantes de certains paramètres physico-chimiques peuvent apparaître au cours du temps car dépendants, par exemple, du fonctionnement des stations d’épuration, de l’activité touristique, de la dégradation rapide des nitrites… C’est pour cela qu’il est important de recouper les classes de qualité biologiques avec les classes physico-chimiques ce qui permet de définir des classes de qualité écologique.

Ainsi le bilan intermédiaire de 2017 de l’un des paramètres, la qualité physico-chimique des eaux de la rivière est l’une des étapes qui nous permet de mesurer les évolutions de l’un des indicateurs centraux : la qualité de l’eau qui coule dans nos vallées cette année !

En 2015, le bilan initial sur la qualité physico-chimique de l’eau révélait que 7 des 9 sites retenus étaient classifiés à un niveau « Bon », les deux derniers étant qualifiés de « moyen » sur cette échelle de valeur à 5 paliers allant de mauvais à très bon. Il subsistait donc des marges de progrès importantes.

Aussi 2017 révèle qu’aucuns des 9 sites étudiés ne subit de dégradation. Mieux encore 2 atteignent le niveau « Très Bon »,alors que 7 autres sont évalués au niveau « bon »…un net progrès !

Macro-invertebrés suivi par l »indicateur IBG : en progrès constant depuis 13 ans…

Ces résultats, certes ponctuels et limités à une « photo » instantanée des masses d’eau analysées, démontrent que si l’apport de nutriments en quantité excessive reste à l’origine des paramètres déclassant la qualité écologique de la rivière au sens de l’analyse globale, il n’en est pas moins vrai qu’ils valident les progrès durables déjà constatés sur le peuplement des insectes aquatiques entre 2004 et 2015. En effet, la classe de qualité générale de l’indicateur biologique de cette macro faune est passée de « moyen/bon » en 2004 à « bon/très bon » en 2015. La Couze Pavin est bien en reconquête de sa qualité écologique grâce aux efforts de tous !

Continuons ensemble à améliorer notre environnement…

Plus de 5 Hectares de zones humides menacées d’asséchement, sauvés à Compains!

Début du fossé drainant rebouché. 450 mètres de long sur 1,5 mètre de profondeur pour un mètre de large…La zone humide n’allait pas le rester longtemps !

Après notre dépôt de plainte à la veille de Noël 2015, il aura fallu pas mal de patience et d’abnégation pour voir ce dossier évolué positivement ! Courriers divers et variés, coups de fils, tractations sous-jacentes, Arrêtés préfectoraux successifs et mises en demeure associées…Notre AAPPMA a utilisé toute la panoplie de l’arsenal possible afin d’obtenir une solution rapide nécessaire au rétablissement et à la sauvegarde de cette zone humide située en plein cœur du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne au lieu-dit de la Gardette et à quelques pas de la réserve naturelle nationale des Sagnes de La Godivelle, créée le 27 juin 1975, afin de protéger 24 hectares de tourbières.

La zone humide à droite de la photo et le fossé rebouché en noir.

L’origine du conflit : la « remise en exploitation » autorisée par l’Etat d’un étang. Sous notre vigilance, y compris dans cette zone reculée de notre territoire, les travaux projetés n’ont pas tardé à révéler les premiers écarts : Destruction du lit du cours d’eau le traversant sur plus de 30 mètres linéaires, non respect de procédures en respect de la Loi sur l’eau, drainage de zone humide…Le pétitionnaire, surement bien conseillé, pensait pouvoir s’affranchir de quelques détails administratifs !

Force est de constater qu’il est tombé sur un os…tout influent qu’il est !

Nous tenons à souligner ici l’implication des services de l’État locaux, de la Police de l’eau et en particulier de la toute nouvelle Agence Française pour la Biodiversité (ex-ONEMA) qui dans ce dossier aura su user des méthodes adaptées afin que le milieu aquatique puisse être réparé rapidement, quand bien même les 450 mètres de drains rebouchés dans les règles de l’art devront à nouveau fusionner avec l’équilibre naturel de la tourbière et le ruisseau retrouver son aspect naturel…Qu’importe les droits et devoirs des uns et des autres ont été respectés, le milieu préservé avant que l’irrémédiable ne se produise : l’asséchement total de cette zone humide !

Continuité du fossé drainant rebouché…

Les candidats à l’élection présidentielle et la pêche de loisirs.

La Fédération Nationale de la Pêche en France a sollicité les 11 candidats à l’élection présidentielle au travers d’une interpellation écrite envoyée le 21/03/2017, et ce en précisant qu’elle diffuserait les réponses à son réseau associatif. Notre fédération Nationale nous ayant transmis les réponses, elle constatait au 21/04/2017 la réception de trois seules réponses : celles de Messieurs ASSELINEAU, FILLON et MACRON.

Le second tour étant en cours nous publions les seules réponses communiquées du candidat encore en lice.

Réponses d’Emmanuel Macron aux questions de la FNPF aux candidats aux élections présidentielles 2017.

 Question 1) Le monde associatif de la pêche de loisir soutient que les écosystèmes aquatiques ne sont pas en contradiction avec les impératifs de développement économique. Par ailleurs, nous refusons toute forme d’appropriation privative de l’eau, patrimoine commun, au travers notamment des retenues de substitution dès lors qu’elles sont en contradiction avec les exigences naturelles des cours d’eau. Selon nous, la priorité doit être donnée à une gestion économe et efficace de la ressource en eau. Elle doit également être plus collective et respectueuse de tous les impératifs en particulier des écosystèmes aquatiques et de leurs usages de loisir. Qu’en pensez-vous ?

Je partage votre opinion sur l’importance vitale de l’eau et des écosystèmes aquatiques qui ont trop longtemps été considérés comme des variables d’ajustement du développement économique. Nous ne pouvons plus avoir une vision de court terme sur les politiques de biodiversité aquatique comme d’ailleurs sur la biodiversité terrestre, car nous parlons d’un bien commun qu’il faut durablement préserver. J’ai conscience que les politiques agricoles ont eu un impact négatif considérable en raison de l’utilisation de nombreux pesticides en bordure des rivières, des assèchements de zones humides tampons, de l’irrigation et du développement des retenues de substitution. C’est l’enjeu de la politique agricole que j’entends conduire en respectant la ressource en eau et en assurant des mesures d’accompagnement pour que les agriculteurs acceptent les contraintes grâce à des compensations réelles. Parallèlement j’ai l’intention d’être très volontariste sur la réduction drastique de l’utilisation des pesticides dont certains ont des conséquences dramatiques pour la santé publique et pour la faune aquatique. Je souhaite aussi profiter de la réforme de la PAC pour que la biodiversité aquatique soit intégrée dans les critères de valorisation des espaces agricoles.

Question 2) L’ambition énergétique de la France et, avec elle, le développement de l’hydroélectricité ne peuvent se faire au détriment de la nécessaire protection de nos rivières. En France, plusieurs dizaines de milliers de petits ouvrages sont recensés, dont une infime minorité présente un réel avantage énergétique. Pour les pêcheurs, le taux d’équipement de nos rivières en ouvrages de toute nature en particulier hydroélectriques a atteint un seuil écologique, social et économique optimal. Partagez-vous ce point de vue ? Que ferez-vous pour faciliter la coexistence entre les ouvrages existants utiles et la nécessaire protection de notre patrimoine naturel que constituent nos rivières ?

Il reste encore de nombreuses possibilités d’équipements concernant la petite hydroélectricité. Je sais que de nombreux élus y sont favorables pour des raisons de retombées fiscales et sont prêts à s’engager dans cette voie. Toutefois je suis plus nuancé à la lecture de la rentabilité économique de potentiels nouveaux équipements et surtout de leur localisation qui conduira à une rupture encore plus forte de la continuité écologique de nos rivières.

Comme vous le dites, des dizaines de milliers de petits ouvrages existent déjà et ne représentent une part non négligeable de notre potentiel en énergie renouvelable. Dans l’optique de la transition énergétique que je porte, nous devons privilégier l’existant, réhabiliter et optimiser tout en prenant en compte l’impact réel sur les équilibres naturels.

Au-delà, je sais que beaucoup de nouveaux projets pourraient voir le jour dans des rivières avec des conséquences écologiques dramatiques. Ce n’est pas ce que je souhaite en référence à leur impact et la concertation sur ce point doit impérativement passer aussi par vous. Je m’y engage, car je crois au dialogue entre les partenaires sociaux pour faire raisonnablement avancer les choses sans dogmatisme. 

Question 3) Le financement de la politique de l’eau repose sur de nombreux principes dont le principe du pollueur payeur. Ce principe, malgré quelques ajustements, n’est toujours pas pleinement appliqué. Que comptez-vous faire pour que les redevances soient véritablement incitatives et respectueuses du principe pollueur-payeur ?

Je vous sais très attaché à ce principe du pollueur-payeur qui est avant tout un principe de bon sens. Comme vous je suis attaché au principe « pollueur – payeur » et je vais faire en sorte qu’il redevienne la règle applicable au quotidien. La récente création de l’Agence Française de la Biodiversité que je soutiens nous invite également à évoluer – en concertation – sur de nombreux points pour éviter les tensions inutiles.

Question 4) Par ailleurs, la pêche est la seule activité de loisir à être assujettie à une redevance. Les pêcheurs ne souhaitent pas remettre en cause ce principe. Toutefois, les pêcheurs attendent des pouvoirs publics l’ouverture d’une véritable réforme afin que la redevance acquittée par chaque pêcheur exerçant en eaux libres soit plus acceptable. Qu’en pensez-vous ?

Je connais votre revendication et j’ai toujours été étonné que vous soyez la seule activité de loisir aquatique à être soumis à une redevance. Je sais aussi que vous avez fait le choix de ne pas demander sa suppression ou son élargissement à toutes les autres activités de loisirs aquatiques qui sont pourtant nombreuses et souvent beaucoup plus impactant que vous sur le milieu. On vous taxe de façon injuste au prétexte que vous prélevez une partie de la ressource halieutique. Je pense raisonnablement que l’on doit baisser cette redevance ou à défaut vous affecter une partie de cette dernière pour que vous puissiez poursuivre votre activité indispensable en faveur de préservation et la restauration de nos cours d’eau.  

Question 5) Qu’envisagez-vous de faire pour favoriser le partenariat entre le monde associatif de la pêche et les collectivités territoriales qui ont de plus en plus de responsabilités dans le développement économique des territoires, la gestion des milieux aquatiques (décentralisation du domaine public fluvial et mise en place de la GEMAPI) ?

Ce sujet fait aussi partie de la concertation essentielle évoquée plus haut. Un partenariat exemplaire et durable doit s’instaurer entre votre fédération nationale, vos fédérations départementales et les collectivités territoriales. Votre expertise et votre savoir-faire sont indispensables pour les élus qui doivent conduire des politiques environnementales. Avec les Agences Régionales de la biodiversité et les schémas régionaux de cohérence écologique, c’est le bon état écologique de l’eau qui doit être l’une des priorités des régions. Vous avez un rôle clef à jouer et je ferai ce qu’il faut pour que vous soyez des partenaires reconnus et respectés dans ce domaine. C’est l’un des enjeux pour parvenir à rattraper notre retard et respecter la directive-cadre sur l’eau alors que moins d’un cours d’eau sur deux répond aux critères de ce texte européen. 

En tant qu’Européen convaincu, je ne veux pas d’une Europe tatillonne qui empêche les ruraux de vivre normalement. Mais concernant la gestion des milieux aquatiques, j’entends que nous soyons avant-gardistes et pas dans la situation caricaturale qui est le nôtre aujourd’hui avec des retards considérables dans tous les domaines d’application de cette directive.  

Question 6) Comme les autres mouvements associatifs, le réseau de la pêche de loisir est confronté à une véritable crise de l’engagement bénévole malgré ses 4000 associations locales. Que comptez-vous faire pour encourager la mise en place d’un véritable statut du bénévole associatif ?

Durant la campagne j’ai découvert l’incroyable potentiel associatif du monde de la pêche comme de celui de la chasse. Dans le monde rural, vous faites partie des associations les plus dynamiques avec des dizaines de milliers de bénévoles engagés au quotidien dans les actions nature, comme vigies et gestionnaires des cours d’eau, dans l’animation des territoires ou dans l’éducation à la nature. 

Votre passion vous conduit à être parmi les premiers militants de la défense de l’environnement, bien au-delà des rivières et des étangs. C’est pour cette raison que ce statut toujours annoncé et toujours reporté du bénévole associatif doit être mis en chantier absolument. Nos espaces ruraux comme nos quartiers ne peuvent être de vrais lieux de vie que si la dynamique associative est là, avec des bénévoles reconnus et toujours présents. Je m’y engage, car c’est la cohésion sociale de nos territoires qui est en jeu et c’est fondamental pour notre pays. 

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